Le président du parti El Bina, Abdelkader Bengrina, a exhorté ce dimanche 4 mai 2025 le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à accorder sa grâce à Mohamed Lamine Belghit, qui a été placé en détention provisoire samedi.
Le parquet de la République près du tribunal de Dar El Beida a annoncé, samedi 3 mai 2025, l’ouverture d’une enquête préliminaire suite à la diffusion d’un extrait vidéo sur les réseaux sociaux, montrant un entretien télévisé entre une journaliste de la chaîne “Sky News Arabia” et l’individu nommé Mohamed Amine Belghit. Il a décidé de placer le concerné en détention provisoire.
Dans une lettre ouverte adressée au président Tebboune, en sa qualité de premier magistrat du pays, Bengrina sans évoquer les raisons ayant conduit à l’incarcération de Belghit, a indiqué que sa demande de grâce ne vise pas à remettre en cause les décisions de la justice algérienne.
« Certes, nous ne remettons pas en cause les décisions de la justice algérienne une fois qu’elles sont rendues, mais nous plaçons notre confiance dans le premier magistrat du pays et notre espoir dans la sagesse de notre frère, le président de la République, pour faire échec à ceux qui cherchent à exploiter la crise. Car nous sommes convaincus qu’un fils patriote, descendant de martyrs, comme le docteur Amine Belghait, trouvera grâce à vos yeux grâce à son patriotisme », a-t-il écrit.
Pour justifier sa demande de grâce, Bengrina a évoqué des « complots visant des pays émergents comme le nôtre, attachés à leurs constantes nationales, à la souveraineté de leurs décisions, à la corde solide de Dieu, à la force de leur peuple digne et à la solidité de leur tissu social uni ».
Mohamed El Amine Belghait avait, le 1er mai courant, tenu des propos sur la question amazighe lors d’une intervention sur la chaîne Sky News Arabia, suscitant une large indignation.
Il a ensuite fait l’objet de poursuites judiciaires, avec l’ouverture d’une enquête à son encontre et l’inculpation pour les chefs suivants : « crime consistant à commettre un acte portant atteinte à l’unité nationale par une action visant les symboles de la nation et de la République », ainsi que les délits « d’atteinte à l’intégrité du territoire national » et de « diffusion de discours de haine et de discrimination via les technologies de l’information et de la communication ».







