Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a réagi à l’adoption par l’Assemblée nationale française de la proposition de résolution qui dénonce l’accord entre l’Algérie et la France sur l’immigration de 1968, déposée par le parti de l’extrême droite de Marine Le Pen « Le Rassemblement national ».

Sébastien Lecornu a indiqué jeudi 30 octobre 2025 qu’il faut « renégocier » l’accord.

« Il faut le renégocier parce qu’il appartient à une autre époque » et « on voit bien qu’on n’est plus du tout dans la même période », a déclaré le premier ministre.

Il a précisé que « c’est le président de la République qui est garant des traités, qui les négocie et qui les signe » et que « la politique étrangère de la France, elle n’est pas faite par des résolutions au Parlement. Ce qui n’empêche pas de respecter le vote de ce matin ».

Ce n’est pas le même ton chez l’ancien ministre de l’Intérieur et président du parti de la droite « Les Républicains », Bruno Retailleau, connu son hostilité à l’égard de l’Algérie.

Juste après l’adoption de la proposition de résolution, Retailleau a appelé Emmanuel Macron à ne pas s’en détourner.

« Le président de la République, qui a choisi de s’en remettre à la démocratie parlementaire pour sortir de la crise politique, ne peut ignorer ce vote », a-t-il déclaré dans un communiqué.

« Emmanuel Macron doit donc assumer la fermeté avec l’Algérie », a ajouté Retailleau.

Il a estimé que « la diplomatie des bons sentiments a échoué et les privilèges accordés aux Algériens n’ont plus lieu d’être ».