Le groupe algérien de conserves et charcuteries Bellat se trouve depuis deux jours au cœur d’une polémique suite à une vidéo virale diffusée sur les réseaux sociaux par une jeune femme qui se représente comme « ingénieure en nutrition et technologies alimentaires ».

Il s’agit de l’influenceuse Jihane Brahmia qui affirme dans l’une de ses vidéos que la couche marron sur le poulet fumé commercialisé par Bellat est « toxique, ultra transformé » et produit sur la base « d’une recette de laboratoire ».

Elle a indiqué que «cette couche ou croûte est artificielle, colorée et fumée chimiquement et pleine de résidus industriels comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), qui sont des composants cancérogènes».

Selon elle, « ce genre de produits sont interdits en Europe avec cette croûte autour du pâté et il n’y a aucune recommandation officielle qui autorise sa consommation ».

Le directeur général du groupe Bellat, Mourad Mellah, a réagi à la vidéo virale de Jihane Brahmia affirmant qu’elle a fait sa vidéo suite au «refus de l’entreprise d’accorder un sponsoring d’un évènement sportif africain».

Mourad Mellah n’a pas répondu à l’influenceuse sur les éléments qu’elle a présentés dans sa vidéo. Il a accusé Jihane Brahmia d’une tentative d’extorsion et évoque une plainte en justice contre la concernée.

L’influenceuse a répondu en affirmant qu’elle n’a jamais demandé de sponsoring et n’a rencontré Mourad Mellah.

« Je ne connais pas cette personne, je ne l’ai jamais rencontrée, ni aucun membre de ma famille. Je n’ai jamais demandé quoi que ce soit, ni directement ni indirectement. Ces allégations sont fausses, graves, et diffamatoires. Je rappelle que je suis ingénieure en nutrition et technologies alimentaires, et actuellement doctorante en nutrition et pathologies », a-t-elle réagi.

Elle a expliqué que « ce parcours m’engage à informer de manière rigoureuse et responsable, que ce soit les citoyens, les professionnels du secteur ou même les autorités, sur la présence de certains composants problématiques dans des produits de consommation courante ».