Le Premier ministre français Sébastien Lecornu réitère son appel à la renégociation l’accord algéro-français de 1968. Il a appelé à accéléré ce processus.
Il a affiché ce mardi 4 novembre 2025 son souhait pour que la renégociation de l’accord de 1968 entre la France et l’Algérie « démarre le plus vite possible ». « Je ne crois pas à l’abrogation de cet accord, mais à sa renégociation », a redit le chef du gouvernement, après le vote symbolique, jeudi dernier par les députés, d’une proposition de résolution du Rassemblement national visant à « dénoncer » l’accord franco-algérien, qui permet un régime d’immigration favorable pour les Algériens.
Sébastien Lecornu répondait à une question de la cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen, qui plaide pour l’abrogation de cet accord qu’elle a jugé « peu glorieux pour l’Algérie et léonin [excessif] pour la France ». Le Premier ministre a suggéré de « repartir de nos intérêts plus globaux » parce qu’il « n’y a pas que la question migratoire », qui avait été mise en avant par l’ancien ministre de l’Intérieur, le LR Bruno Retailleau, partisan d’une ligne dure avec Alger.
Lecornu insiste sur « le respect de la souveraineté de l’Algérie »
Sébastien Lecornu a évoqué « la question de la lutte contre le terrorisme et la coopération en matière de sécurité, la question de la pression terroriste qui monte au Sahel, les questions de sécurité maritime et puis les questions économiques ». Il a insisté sur « le respect de la souveraineté de l’Algérie » et de son gouvernement. « Quels que soient nos désaccords, on doit être capables de mener une discussion qui soit exigeante et qui protège nos intérêts », a-t-il dit, en promettant de « ne jamais faire de la question de l’Algérie un sujet de politique intérieure en France ».
Il s’agit d’un « sujet bilatéral, de respect, qu’il convient à mon avis de traiter avec beaucoup de sang froid pour nous permettre justement d’avancer », a-t-il souligné, en redisant que l’exécutif français restait « mobilisé » pour obtenir la libération du franco-algérien Boualem Sansal et du journaliste Christophe Gleizes, tous deux emprisonnés en Algérie.







