Un grave incident a secoué, ce week-end, l’hôpital spécialisé Slim Zmerli, situé à Alger. Une infirmière a été suspendue de ses fonctions après avoir violé la dignité d’un patient décédé en filmant sa dépouille, avant de diffuser la vidéo sur son compte TikTok.
Selon la direction de l’établissement, l’incident s’est produit au service de réanimation. La direction a dénoncé un acte « immoral, contraire aux règles de la profession et aux lois en vigueur », estimant qu’il constitue une atteinte grave à la dignité et aux droits du patient, même après son décès.
L’hôpital a confirmé que la sanction immédiate s’inscrit dans le cadre de l’application des textes législatifs qui criminalisent de tels agissements, tout en précisant que l’affaire fait l’objet d’une enquête administrative et judiciaire.
De son côté, le ministère de la Santé a exprimé, samedi 30 août 2025, dans un communiqué, sa vive réprobation suite à la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’un live publié par une infirmière sur son compte TikTok en train de filmer la préparation de la dépouille d’une personne décédée dans un établissement hospitalier, assurant que toutes les mesures légales et judiciaires nécessaires seront prises à l’encontre de l’auteure de la vidéo.
« Suite à la vidéo relayée samedi 30 août 2025 sur les différentes plateformes de réseaux sociaux, montrant une infirmière en train de filmer en direct sur son compte TikTok la préparation de la dépouille d’une personne décédée dans un établissement hospitalier, le ministère de la Santé exprime sa vive réprobation devant de tels agissements inhumains contraires à nos valeurs humaines et religieuses et aux antipodes des principes fondamentaux de la profession d’infirmier et de la noble mission du secteur de la santé », lit-on dans le communiqué.
« Tout en dénonçant ces agissements individuels inacceptables portant atteinte à la dignité du défunt et aux sentiments de sa famille, le ministère s’engage à prendre toutes les mesures légales contre l’auteure de cette vidéo, y compris les procédures judiciaires nécessaires », selon la même source.
Le ministère de la Santé réaffirme, par ailleurs, son « engagement total en faveur du respect de la dignité des morts et de la stricte application de la déontologie et des règles d’exercice dans le secteur de la santé », poursuit le communiqué, soulignant qu' »aucun dépassement ou comportement portant atteinte à la réputation du secteur de la santé ne sera toléré ».







