Des peines variées avec des mandats de dépôt ont été prononcés à l’audience, ce mercredi 9 juillet 2025, par la Cour d’Alger lors d’un procès en appel, à l’encontre de 82 accusés poursuivis dans l’affaire d’achat des formulaires de candidature à la présidentielle 2024.
Les anciens candidats à l’élection présidentielle de 2024, Saïda Neghza, Belkacem Sahli et Hammadi Abdelhakim, ont été condamnés à 4 ans de prison ferme et une amende ferme d’un million de dinars.
Des mandats de dépôt à l’audience ont été émis à l’encontre des trois accusés Sahli, Neghza et Hammadi pour être incarcérés.
La même juridiction a par ailleurs réduit les peines des autres accusés détenus ou non détenus, les condamnant à des peines allant de 2 ans à 18 mois de prison ferme, assorties d’une amende ferme de 20 000 dinars chacun.
Le jugement est intervenu après que le procureur général, lors de l’audience de mardi, eut requis une peine de 10 ans de prison ferme et une amende d’un million de dinars contre les trois prétendants à la présidentielle du 7 septembre 2024, ainsi que des peines allant de 5 à 8 ans de prison ferme et une amende d’un million de dinars contre les autres accusés.
Les réquisitions du ministère public ont suivi un procès-marathon de près de 7 heures sans interruption, marqué par une organisation rigoureuse de l’audience, durant laquelle chaque accusé a été soumis à un interrogatoire minutieux sur les charges retenues contre lui.
Les prévenus étaient poursuivis sur la base des dispositions de la loi de lutte contre la corruption, pour des délits tels que l’octroi d’un avantage indu, l’abus d’influence, l’offre ou la promesse de dons en espèces en vue d’obtenir ou de tenter d’obtenir des votes d’électeurs, l’abus de fonction, la réception de dons ou de promesses en vue d’obtenir des votes électoraux, et l’escroquerie.










