Amar Bendjama, ambassadeur et représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, a été élu ce jeudi à l’unanimité des Etats membres, président du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) pour sa session 2027.
Cette élection, qui a eu lieu à l’occasion de la session organisationnelle du Conseil pour choisir son président et ses quatre vice-présidents, consacre la confiance placée dans l’Algérie par le Groupe africain et l’ensemble des Etats membres des Nations unies, et couronne les efforts diplomatiques constants déployés par le pays en faveur du multilatéralisme et de la coopération internationale, sous la conduite du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.
L’ambassadeur Bendjama succède ainsi à la présidence de l’ECOSOC à l’ambassadeur Lok Bahadur Thapa, du Népal.
Suite à cette élection, plusieurs délégations de pays membres et non membres du Conseil ont tenu à féliciter l’ambassadeur Bendjama pour son élection méritée et ont exprimé leur plein soutien à la présidence algérienne de cet auguste organe onusien.
Dans une intervention à l’issue de son élection, M. Bendjama a souligné qu’il s’agit d’une marque de confiance envers l’Algérie autant qu’une responsabilité qu’il entend assumer avec détermination, aux côtés des Etats membres, pour accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 et ses objectifs de développement durable.
Le nouveau président de l’ECOSOC a présenté, à l’occasion, les trois priorités qui guideront l’action de la présidence algérienne durant la session 2027 du Conseil.
La première priorité porte sur « l’inclusivité ». L’ambassadeur Amar Bendjama a affirmé, à ce titre, que l’Algérie veillera à ce que l’ECOSOC reflète véritablement les priorités et les aspirations de l’ensemble de ses membres, avec une attention particulière accordée aux pays en situation spéciale, soulignant qu’elle entend également garantir une participation « pleine et effective » de l’ensemble des parties prenantes, au-delà d’une présence symbolique au Conseil.
La deuxième priorité de la présidence algérienne du Conseil concerne l’accélération de la mise en œuvre des objectifs de développement durable.
Il a indiqué, à ce propos, que la présidence algérienne plaidera pour une progression équilibrée sur l’ensemble des dimensions du développement durable, avec un accent particulier sur l’éradication de la pauvreté, l’accès à l’éducation, la réduction des inégalités, le financement du développement, la protection de l’environnement, ainsi que la promotion de la science, de la technologie, de l’innovation et de la transformation numérique, notamment face aux avancées rapides de l’intelligence artificielle.
La troisième priorité vise la restauration de la confiance et la revitalisation de l’ECOSOC. « L’Algérie s’attellera à renforcer la confiance dans le Conseil et à contribuer à son renouveau institutionnel, en encourageant l’engagement politique de l’ensemble des Etats membres et parties prenantes, en contribuant au processus UN80 de réforme des Nations unies, et en faisant avancer l’examen mandaté des organes subsidiaires de l’ECOSOC prévu pour 2027 », a-t-il détaillé.
Ces trois axes, a poursuivi le diplomate algérien, « traduisent la volonté de l’Algérie de faire de l’ECOSOC un organe plus efficace, plus inclusif et davantage orienté vers les résultats, à moins de quatre ans seulement de l’échéance de 2030 fixée pour la réalisation des objectifs de développement durable ».
L’ECOSOC, l’un des six organes principaux des Nations unies, coordonne les politiques économiques, sociales et environnementales de l’Organisation et de ses agences spécialisées.
La présidence algérienne intervient à une étape charnière, marquée par une instabilité économique sans précédent, accentuée par les conflits, à moins de quatre ans de l’échéance de 2030, date limite pour atteindre 17 objectifs de développement durable.







