L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a annoncé qu’il quittera la France dans quelques mois.
« La France, c’est fini pour moi. Il me reste quelques mois à tirer dans ce pays. Puis, je me tire », a déclaré l’écrivain vendredi dans un entretien avec l’AFP.
Boualem Sansal revient sur son emprisonnement en Algérie. « Ça flatte, quand on sort de prison et qu’on a été ramené à zéro, sans statut, sans droits » et « ça me donne de la force », a-t-il déclaré.
Concernant la polémique autour de son départ vers la maison d’édition Grasset, appartenant à l’homme d’affaires Vincent Bolloré, Sansal se dit refuser d’être instrumentalisé politiquement.
« Pourquoi avant mon arrivée chez Grasset personne n’a dit : ‘les gens qui sont chez Grasset sont chez Bolloré’… J’arrive moi et on dit : ‘ah il est chez Bolloré' », proteste l’écrivain.
Il y voit « une cabale » pour le décrédibiliser. « Bolloré, je ne l’ai jamais rencontré, je ne connais pas ce monsieur. Il n’a pas besoin de moi, je n’ai pas besoin de lui », ajoute-t-il.
L’écrivain franco-algérien entre ce samedi à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.







