Le domicile parisien de l’ancien président français François Hollande et de sa compagne, l’actrice et productrice Julie Gayet, a été cambriolé le 22 novembre dernier. Deux hommes de nationalité algérienne ont depuis été mis en examen et placés en détention provisoire, malgré la présence théoriquement ininterrompue des forces de l’ordre autour de la résidence.

Située dans le XXᵉ arrondissement de Paris, la maison du couple est habituellement surveillée 24 heures sur 24. Pourtant, les cambrioleurs ont pu pénétrer dans les lieux sans difficulté. Selon Le Canard Enchaîné, les policiers auraient récemment déplacé leur poste de surveillance en raison de plaintes du voisinage, se positionnant désormais à plus d’une centaine de mètres du domicile.

D’après des informations de RTL, l’accès à la maison a été facilité par un portillon resté ouvert et une porte d’entrée non verrouillée. Les deux individus auraient ainsi pu entrer sans la moindre effraction.

Six minutes à l’intérieur, un butin modeste mais symbolique

Les deux suspects seraient restés environ six minutes dans la maison. Ils seraient repartis avec un iPad et une montre appartenant à François Hollande, un objet auquel l’ancien président attachait une grande valeur sentimentale. Lors de l’interpellation des suspects, cette montre a été retrouvée et restituée à son propriétaire.

L’alerte aurait été déclenchée de manière inattendue : l’un des cambrioleurs serait revenu sur les lieux plus de trente minutes après les faits, simplement pour récupérer une vapoteuse oubliée. Les policiers auraient alors observé des mouvements suspects, sans parvenir toutefois à arrêter les individus sur le moment.

Une enquête approfondie a rapidement été lancée pour les identifier. Les deux hommes, domiciliés en Seine-Saint-Denis et de nationalité algérienne, ont finalement été arrêtés le 26 novembre. La perquisition menée à leur domicile a permis de récupérer l’ensemble des objets dérobés.

Deux suspects mis en examen et écroués

Présentés à la justice le 1ᵉʳ décembre, les deux suspects ont été mis en examen puis placés immédiatement en détention provisoire.

L’avocat de l’un d’eux, Me Seydi Ba, a dénoncé auprès de RTL une procédure disproportionnée :
« Mon client est installé en France depuis quatre ans et sans le moindre casier judiciaire. La bande organisée ne tient pas et ne sert qu’à maintenir artificiellement une coloration criminelle au dossier. Il est d’ailleurs frappant de constater l’ampleur des moyens mobilisés, uniquement en raison de la qualité de la victime. »

L’enquête se poursuit afin de préciser les circonstances exactes de ce cambriolage qui soulève de nombreuses interrogations quant à la sécurité du domicile d’un ancien chef de l’État.