L’enclave espagnole de Ceuta fait face à une nouvelle vague migratoire. Plus de 1.500 personnes en provenance du Maroc ont rejoint le territoire espagnol par la mer au cours des derniers jours, selon les autorités locales, qui évoquent une situation d’« urgence humanitaire et sociale absolue ».
Le président de la région, Juan Vivas, a indiqué que les centres d’accueil sont désormais saturés. « Les centres d’accueil sont débordés et saturés, il n’y a plus de place pour personne », a-t-il déclaré lors d’une interview accordée aux médias locaux.
Des images diffusées par des télévisions locales montrent des dizaines d’hommes et d’adolescents atteignant les côtes de Ceuta à la nage depuis le Maroc voisin. Face à cette situation, le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, doit se rendre sur place afin d’évaluer l’évolution de la crise.
Cette hausse des arrivées contraste fortement avec les chiffres enregistrés ces dernières années. Selon le ministère espagnol de l’Intérieur, aucune arrivée par voie maritime n’avait été recensée à Ceuta jusqu’au 15 juillet 2026. Quatre personnes seulement avaient rejoint l’enclave en 2025, contre 28 en 2024.
Situées sur la côte nord-africaine, les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla constituent les seules frontières terrestres entre l’Union européenne et le continent africain. Elles représentent un point de passage stratégique pour les migrants cherchant à rejoindre l’Europe, même si la principale route migratoire vers l’Espagne demeure celle de l’Atlantique en direction des îles Canaries, au départ des côtes du nord-ouest de l’Afrique.
Ce nouvel afflux rappelle la crise de mai 2021, lorsque plus de 10.000 migrants avaient franchi la frontière de Ceuta en seulement deux jours.







