Les relations entre l’Algérie et la France connaissent une nouvelle zone de turbulence. Deux navires de la compagnie pétrolière algérienne Sonatrach, transportant du gaz naturel liquéfié (GNL) et du gaz de pétrole liquéfié (GPL), ont été notifiés pour un contrôle inédit au port de Marseille, une action qui suscite de vives réactions du côté algérien.
Selon les informations relayées par la chaîne de télévision algérienne Al24 News, les faits remontent à mardi dernier. Les navires concernés, Cheikh El Mokrani et Rhourd El Fares, tous deux appartenant à Sonatrach, ont reçu une notification simultanée pour un contrôle au port de Marseille. Ce type de contrôle simultané est qualifié d’« inédit » par les autorités algériennes, qui y voient une tentative de déstabilisation des relations énergétiques bilatérales.
Par la suite, une seconde notification a été envoyée, ne mentionnant qu’un seul navire à contrôler, à une heure précise : jeudi à 13h. Toutefois, selon Al24 News, aucun contrôle n’a eu lieu, malgré l’attente des équipages. À 15h, la compagnie algérienne a pris la décision de faire reprendre le large à son navire, après avoir notifié les autorités portuaires.
Une manœuvre interprétée comme une pression politique
Cette initiative est perçue par la partie algérienne comme une provocation politique, intervenant dans un climat déjà tendu entre Alger et Paris. D’après la chaîne d’information, l’objectif de cette démarche serait de nuire à la coopération énergétique entre les deux pays et pousser Sonatrach à interrompre ses livraisons de gaz vers la France.
Malgré cette situation, la position de l’Algérie reste inchangée. Al24 News cite des sources proches du dossier affirmant que l’Algérie ne cédera pas à la provocation, tout en réaffirmant sa distinction entre le peuple français et certains cercles qu’elle accuse de vouloir « torpiller » les relations algéro-françaises. « L’Algérie ne tombera jamais dans les pièges de ces parties néfastes », conclut la chaîne.







