Le candidat du parti Horizons à la présidentielle française Édouard Philippe se dit favorable ce mardi 31 mars à une « normalisation » des relations avec l’Algérie.
Dans un entretien au journal Le Figaro, Edouard Philippe a proposé d’aller vers la « normalisation » des relations avec l’Algérie.
« Il n’y a aucune raison de laisser perdurer un état du droit qui laisserait penser qu’on a une relation particulière avec l’Algérie », argumente le maire du Havre.
Sur la difficulté d’expulsion des personnes sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), il estime enfin que la France « a un problème de puissance ». « Si on veut faire fonctionner ces instruments, il faut qu’on soit plus puissant et qu’on fasse marcher le rapport de force », détaille-t-il.
L’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron a défendu aussi le principe d’une immigration de travail « choisie et contrôlée » et un regroupement familial limité.
« Il faut assumer qu’on a besoin d’une immigration parce qu’on a une population active qui se contracte », déclare-t-il, rappelant que la présidente du conseil italien, Giorgia Meloni, « a délivré 500.000 visas ».
Interrogé sur le regroupement familial, il explique la nécessité selon lui de « faire accepter une réserve d’interprétation » de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme imposant le respect de « la vie privée et familiale » de toute personne. « On peut aussi modifier la Constitution pour dire: voilà comment on interprète l’article 8, on a une interprétation différente et on l’assume », ajoute-t-il, sans plus de détails.







