Le Maroc conteste les sanctions annoncées par la Confédération africaine de football (CAF) suite aux incidents enregistrés lors de la finale de la CAN 2025 contre le Sénégal.
La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a annoncé, mardi 3 février 2026, sa décision de faire appel des sanctions prononcées par la Confédération africaine de football (CAF) à la suite des incidents ayant marqué la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), remportée par le Sénégal face au Maroc. Une position qui contraste avec celle de la Fédération sénégalaise de football (FSF), laquelle a décidé, de son côté, d’accepter le verdict de la commission de discipline.
Disputée le 18 janvier dernier à Rabat, la finale de la CAN s’est conclue par une victoire du Sénégal (1-0) après prolongation, au terme d’un match particulièrement tendu et émaillé de nombreux incidents. La rencontre avait basculé dans le chaos à la suite d’un pénalty accordé au Maroc dans le temps additionnel de la seconde période, après consultation de l’assistance vidéo à l’arbitrage, quelques instants seulement après un but refusé aux Sénégalais.
Cette décision arbitrale avait provoqué la colère de plusieurs joueurs sénégalais, qui avaient quitté temporairement le terrain, encouragés par leur sélectionneur Pape Thiaw, avant de reprendre le jeu à la demande de la star de l’équipe, Sadio Mané. La tension s’était ensuite propagée dans les tribunes, où des supporters sénégalais avaient tenté d’envahir la pelouse pendant près de quinze minutes, y compris au moment où le joueur marocain Brahim Diaz s’apprêtait à tirer son pénalty, finalement manqué.
Face à ces événements, la CAF a infligé, fin janvier, une série de sanctions disciplinaires aux deux fédérations pour comportements antisportifs et violations des principes du fair-play. Le Maroc, en tant que pays hôte, a écopé d’une amende globale de 315 000 dollars (environ 263 000 euros), notamment pour la conduite des ramasseurs de balles, le comportement de joueurs et de membres du staff dans la zone d’assistance vidéo à l’arbitrage, ainsi que l’utilisation de lasers par des supporters.
Sur le plan individuel, le défenseur du Paris Saint-Germain Achraf Hakimi a été suspendu pour deux matchs, dont un ferme, tandis que le milieu de terrain Ismaël Saibari (PSV Eindhoven) a été sanctionné de trois matchs de suspension.
Dans un communiqué, la FRMF a estimé que les sanctions prononcées à son encontre étaient « non conformes » à « l’ampleur et la gravité des incidents survenus », confirmant ainsi son intention de saisir les voies de recours. À l’inverse, la Fédération sénégalaise de football a annoncé, le dimanche 31 janvier, renoncer à faire appel, après avoir initialement envisagé cette option. « La FSF a notifié à l’instance continentale sa volonté de ne pas interjeter appel des sanctions sportives et financières prononcées à son encontre », précise un communiqué, ajoutant que cette décision concerne également les sanctions individuelles visant le sélectionneur Pape Thiaw ainsi que les joueurs Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye.
Les sanctions décidées par la CAF ne s’appliqueront qu’aux compétitions organisées par l’instance continentale et entreront en vigueur dès la campagne de qualifications pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations, prévue en 2027.







