Le tribunal de Falaoussen à Oran a condamné, mardi 21 avril 2026, par contumace, l’écrivain Kamel Daoud à trois ans de prison ferme et à une amende de 5 millions de dinars, dans le cadre de la plainte déposée contre lui par Saâda Arabane. Celle-ci l’accuse d’avoir exploité son histoire personnelle en tant que victime du terrorisme dans son dernier roman « Houri », en s’appuyant sur son dossier médical détenu par l’épouse de l’écrivain, alors qu’elle exerçait au service des maladies neurologiques à Oran, rapporte le journal El Khabar.
La plainte vise également la psychologue, épouse de l’écrivain, pour divulgation de secrets professionnels concernant l’une de ses patientes. Kamel Daoud a réagi au jugement sur sa page personnelle, affirmant que celui-ci repose sur l’application de la loi sur la réconciliation et la tragédie nationale.
L’affaire avait suscité une vive polémique l’année dernière, lorsque l’écrivain Kamel Daoud a remporté le prix Prix Goncourt en France pour ce roman. Elle a également mis en lumière, selon le témoignage de la plaignante, une forte similitude — voire une correspondance quasi totale — entre les faits qu’elle a vécus durant son enfance, marquée par l’extermination de sa famille dont elle fut l’unique survivante, et l’histoire racontée dans le roman.







