La prolongation de la détention d’un agent consulaire algérien en France a fortement irrité l’Algérie. L’agent consulaire algérien a été détenu en France et poursuivi dans l’affaire du supposé enlèvement en 2024 de Amir Boukhors, dit Amir DZ.
Alger s’est opposée avec « les termes les plus fermes » à la décision prise par Paris de prolonger la détention pour une année supplémentaire de l’agent consulaire algérien détenu en France.
Le chargé d’affaires de l’Ambassade de France à Alger a été convoqué ce jeudi au siège du ministère des Affaires étrangères (MAE) pour protester, dans les termes les plus fermes, contre le renouvellement, hier mercredi, pour une durée supplémentaire d’une année, de la détention provisoire d’un agent consulaire algérien, indique un communiqué du MAE.
« Le chargé d’affaires de l’Ambassade de France à Alger a été convoqué le 26 mars courant au siège du ministère des Affaires étrangères. Cette convocation a eu pour objet d’élever, dans les termes les plus fermes, une protestation contre le renouvellement, hier, pour une durée supplémentaire d’une année, de la détention provisoire d’un agent consulaire algérien », précise la même source.
« L’attention du diplomate français a été fermement appelée sur le fait que l’agent consulaire algérien faisait déjà l’objet d’une détention provisoire d’une année et ce, depuis le mois d’avril 2025, en dépit de son statut protégé au titre de la Convention de Vienne sur les relations consulaires de 1963 ».
Dans ce même contexte, « il lui a été fait part d’une très vive réprobation quant au traitement inqualifiable que subit l’agent consulaire algérien depuis son incarcération et qu’a permis de révéler la première visite consulaire autorisée dont il a bénéficié le 17 mars courant », note le communiqué.
« Enfin, il a été notifié au chargé d’affaires français le fait que cette décision difficilement justifiable ou recevable aura inévitablement des conséquences sur le cours normal des relations algéro-françaises », conclut la même source.
L’Algérie avait déjà dénoncé l’arrestation de l’un de ses agents consulaires en France
En avril 2025, l’Algérie avait déjà dénoncé l’arrestation de l’un de ses agents consulaires en France, dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire sur un supposé enlèvement de Amir Boukhors, dit Amir DZ.
Le Secrétaire Général du ministère des Affaires étrangères, M. Lounès Magramane, avait reçu au siège du ministère, l’ambassadeur de France en Algérie, M. Stéphane Romatet pour lui exprimer la vive protestation de l’Algérie suite à la décision des autorités judiciaires françaises de mettre en examen et de placer en détention provisoire un de ses agents consulaires en exercice sur le sol français, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines.
L’Algérie avait « exprimer la vive protestation de l’Algérie suite à la décision des autorités judiciaires françaises de mettre en examen et de placer en détention provisoire un de ses agents consulaires en exercice sur le sol français, dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire sur un supposé enlèvement du voyou Amir Boukhors, dit AmirDZ, en 2024 ».







