Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, M. Ahmed Attaf, a indiqué dans un entretien accordé dimanche soir à la chaine internationale AL24 NEWS que la résolution visant à dénoncer l’accord de 1968 est une affaire « franco-française ».
Le chef de la diplomatie algérienne, interrogé lors de cet entretien, sur l’adoption par le Parlement français d’une résolution visant à dénoncer l’accord de 1968, a affirmé qu’il s’agit d’une affaire « franco-française » entre « Assemblée nationale et le gouvernement français ». « C’est une affaire intérieure qui ne nous concerne pas pour le moment », a-t-il insisté.
Et de poursuivre dans ce sens que cette affaire « pourrait nous concerner si ça devient une affaire de gouvernement à gouvernement parce que l’accord de 1968 est un accord intergouvernemental, un accord international », précisant que le gouvernement français « n’a rien dit à l’Algérie sur ce sujet ». Donc, a-t-il poursuivi, « sur le fond, nous ne réagissons pas (…) au plan gouvernemental, nous n’avons rien vu venir, et nous espérons ne rien voir venir ».
S’agissant des relations entre l’Algérie et l’Afrique, M. Attaf a affirmé que « l’Algérie n’a jamais manqué à ses devoirs envers le continent ». « Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a une fibre africaine marquée. Il est porté vers le continent et il l’a prouvé aussi à travers des initiatives majeures qui ont eu un impact sur le déploiement diplomatique de l’Algérie en Afrique », a-t-il soutenu. Et, a-t-il encore dit, « nos partenaires ressentent qu’il y a à la tête de l’Algérie un président qui a cette fibre africaine ».
Le président de la République « est un homme de chantier politique et de chantier diplomatique, et il veut que ce sentiment de l’Algérie pour l’Afrique soit bâti sur des réalisations et il l’a démontré à travers les manifestations que nous avons organisées récemment », notamment l’IATF (Foire commerciale intra-africaine), « qui a été un grand succès pour l’Afrique et pour notre pays », a conclu M. Attaf.







