Le chef département d’État américain Marco Rubio a indiqué lundi 8 avril 2025 que les États-Unis considèrent le plan d’autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine comme la seule solution au conflit du Sahara Occidental.

L’Algérie a exprimé ce mercredi 9 avril 2025 son profond regret suite à la confirmation par les États-Unis de leur position soutenant le plan d’autonomie marocain comme « la seule solution » au conflit du Sahara occidental.

Une déclaration officielle du ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines a dénoncé cette prise de position américaine, jugée contraire au droit international.

« L’Algérie a pris connaissance de la réaffirmation par le Département d’État de la position des États-Unis d’Amérique considérant le plan d’autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine comme la seule solution au conflit du Sahara occidental », indique le communiqué.

Alger déplore qu’un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, tel que les États-Unis, s’écarte du cadre des résolutions internationales.

« Il est normalement attendu [de ces membres] qu’ils témoignent d’un respect de la légalité internationale de manière générale, et des résolutions du Conseil de sécurité en particulier », souligne la diplomatie algérienne. Rappelant sa position constante, l’Algérie réaffirme que la question du Sahara occidental demeure un dossier de décolonisation inachevée, dans lequel le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui n’a toujours pas été respecté.

Elle insiste sur le statut du territoire comme non-autonome, tel que défini par la Charte des Nations unies, et sur l’importance de la résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale, qui proclame le droit des peuples colonisés à l’indépendance. « S’inscrire en dehors de ce cadre ne sert pas la cause du règlement de ce conflit », précise encore le ministère, ajoutant que cela ne remet pas en cause les fondements juridiques du dossier reconnus par les principales instances onusiennes, dont l’Assemblée générale, le Conseil de sécurité et la Cour internationale de justice.

La réaction algérienne intervient dans un contexte diplomatique tendu autour du Sahara occidental, un territoire disputé depuis des décennies entre le Maroc, qui propose une large autonomie sous sa souveraineté, et le Front Polisario, qui réclame l’indépendance totale du territoire.