La 10e chambre pénale de la Cour d’Alger a réduit, ce mardi, la peine prononcée contre le chercheur en histoire Mohamed El-Amine Belghith lors de son procès en appel, la faisant passer de cinq à trois ans de prison ferme, assortie de deux ans de sursis, selon les précisions de son équipe de défense.
Cette décision fait suite à l’appel du jugement rendu par le tribunal de Dar El Beïda (Alger), qui l’avait condamné à cinq ans de prison ferme pour plusieurs chefs d’accusation liés à des déclarations portant atteinte à des constantes nationales consacrées dans la Constitution.
Belghith dispose désormais d’un délai de huit jours pour former un pourvoi en cassation devant la Cour suprême, afin de contester la décision sur le plan de l’application du droit.
S’il ne dépose pas de recours, il pourra solliciter une libération conditionnelle après avoir purgé la moitié de sa peine, indiquent des experts juridiques.
Pour rappel, Mohamed El-Amine Belghith a été placé en détention provisoire le 3 mai dernier, à la suite d’une interview accordée le 1er mai à la chaîne « Sky News Arabia », dans laquelle il avait affirmé que « la langue amazighe est une création judéo-française ».
Le parquet du tribunal de Dar El Beïda avait alors publié un communiqué, précisant qu’une enquête avait été ouverte après la diffusion massive sur les réseaux sociaux du passage télévisé où Belghith tenait ces propos controversés.







