Le gouvernement américain a annoncé la suspension de l’octroi de visas d’immigration pour les ressortissants de 75 pays à compter du 21 janvier 2026. Une décision qui suscite interrogations et inquiétudes parmi les candidats à l’installation permanente aux États-Unis, alors que les autorités n’ont pas encore précisé la durée de cette mesure.
Selon les informations communiquées par le département d’État, la suspension concerne exclusivement les visas d’immigrants, destinés aux personnes souhaitant s’établir durablement sur le sol américain. Les visas non-immigrants, notamment ceux liés au tourisme, aux affaires ou aux séjours temporaires, ne sont pas affectés. Ainsi, les déplacements ponctuels, y compris ceux prévus à l’occasion de grands événements internationaux comme la Coupe du monde de football, restent possibles.
Un gel sans échéance définie
Le gel des délivrances entrera en vigueur le 21 janvier 2026, sans qu’aucune date de levée n’ait été annoncée. Les autorités américaines indiquent vouloir procéder à un réexamen global des procédures d’immigration avant toute reprise éventuelle.
Dossiers en cours : procédures maintenues, visas gelés
Malgré la suspension, les rendez-vous consulaires déjà programmés sont maintenus et les ressortissants des pays concernés peuvent continuer à déposer de nouvelles demandes. Toutefois, aucun visa d’immigration ne sera délivré pendant la période de gel. Les visas déjà accordés ne sont, en revanche, pas révoqués.
Binationaux : une exception sous conditions
Les personnes disposant de la double nationalité ne sont pas concernées par la suspension si elles présentent un passeport d’un pays non inscrit sur la liste. Ce document doit néanmoins être valide pour au moins six mois au moment de la demande.
Une mesure justifiée par des critères économiques
Cette décision fait suite à une directive adressée aux consulats américains en novembre 2025, les enjoignant à vérifier plus strictement la capacité financière des demandeurs. Washington affirme vouloir s’assurer que les nouveaux immigrants ne dépendent pas des aides publiques et ne constituent pas une charge pour la société américaine. Les pays visés sont ainsi qualifiés de « pays à haut risque » au regard de ces critères.
Une liste étendue de pays concernés
Afrique : Algérie, Cameroun, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Congo-Brazzaville, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Gambie, Ghana, Guinée, Libéria, Libye, Maroc, Nigeria, Rwanda, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Tanzanie, Togo, Tunisie, Ouganda.
Asie : Afghanistan, Arménie, Azerbaïdjan, Bangladesh, Bhoutan, Birmanie, Cambodge, Géorgie, Iran, Irak, Jordanie, Kazakhstan, Kirghizistan, Koweït, Laos, Liban, Mongolie, Népal, Pakistan, Syrie, Thaïlande, Ouzbékistan, Yémen.
Amériques : Belize, Brésil, Colombie, Guatemala, Nicaragua, Uruguay.
Caraïbes : Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Cuba, Dominique, Grenade, Haïti, Jamaïque, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines.
Europe : Albanie, Biélorussie, Bosnie, Kosovo, Macédoine, Moldavie, Monténégro, Russie.
Océanie : Fidji.
En l’absence de calendrier clair, les candidats à l’immigration sont appelés à suivre de près les communications officielles du département d’État américain, dans l’attente d’éventuelles clarifications ou ajustements de cette mesure exceptionnelle.
Cette décision intervient suite à une directive transmise aux consulats américains en novembre 2025. Ils doivent désormais s’assurer que les demandeurs de visas ont des moyens financiers suffisants pour ne pas dépendre des aides de l’État une fois dans le pays.
Le département d’État a indiqué suspendre les visas pour réexaminer toutes les procédures d’immigration « afin d’assurer que les immigrants originaires de ces pays à haut risque n’aient pas recours à l’aide sociale aux États-Unis et ne deviennent pas un poids pour la société ».










