La visite officielle du président Tebboune en Italie les 22, 23 et 24 juillet, pour présider, du côté algérien, les travaux de la 5e session du Sommet intergouvernemental algéro-italien de haut niveau, tenu à Rome, a été marquée par une entente totale entre Alger et Rome et la signature de plusieurs accords.
La lune de miel entre l’Algérie et l’Italie a été mal vue en France par une bonne partie de l’extrême droite.
À la lumière de la crise qui dure depuis plusieurs mois entre l’Algérie et la France, l’extrême droite française voit d’un mauvais œil le rapprochement entre Alger et Rome.
Certains comptes sur les réseaux sociaux sont allés jusqu’à insulter l’Algérie dès l’annonce de la visite de Tebboune en Italie. L’écrivain franco-algérien Kamel Daoud a écrit une chronique, dans le magazine « Le Point », dédiée à cette visite qu’il a intitulée : « La stratégie postcoloniale et affairiste de Giorgia Meloni en Algérie ».
Pour Kamel Daoud, « cet événement met en lumière la nouvelle doctrine du postcolonialisme affairiste, liant l’Italie de Meloni à l’Algérie de Tebboune, président sans légitimité historique, n’ayant pas participé à la guerre de décolonisation ».
Les médias de l’extrême droite ont sauté sur l’occasion pour s’attaquer à l’Algérie. Certains voient ces attaques comme un moyen pour divertir le peuple français et lui faire oublier les problèmes économiques auxquels fait face le citoyen au quotidien.
Le journaliste d’extrême-droite Louis de Raguenel a déclaré sur Europe 1 : « c’est extrêmement humiliant quand on est Français, c’est quelque chose de difficilement supportable ».
« Giorgia Meloni défend les intérêts stratégiques de son pays et nous, ce serait bien qu’on se mette à défendre les intérêts stratégiques de notre pays, plutôt que d’être sans cesse dans la morale et dans la défense d’intérêts qui ne sont pas ceux de la France », a-t-il ajouté.
Dario Cristiani, chercheur auprès de l’Istituto Affari Internazionali, a indiqué au journal Les Echos que « Au-delà même de la relation bilatérale, « l’Italie veut devenir le pivot des relations entre l’UE et l’Algérie. De tous les pays européens, l’Italie est le seul à ne pas s’être prononcé en faveur du Maroc sur la question du Sahara occidental. Elle a besoin du soutien d’Alger pour la réussite de son plan de développement économique du continent africain pour limiter l’émigration ».







