Dans le cadre de la politique de lutte contre la corruption menée par l’Algérie, 139 unités industrielles confisquées ont été transférées à des institutions publiques, a indiqué lundi 26 mai 2025 M. Abderrahmane Kheddi, Directeur général du Domaine national, lors d’un entretien accordé à la Radio algérienne.
Ces transferts, effectués sur la base de décisions judiciaires définitives, s’inscrivent dans une stratégie de récupération des biens publics détournés et visent à relancer l’activité économique tout en préservant les emplois.
M. Kheddi a précisé que les unités industrielles ont été transférées contre paiement au prix du marché, ce qui a permis non seulement de garantir la transparence, mais aussi d’assurer une utilisation efficace de ces actifs.
Outre les unités industrielles, de nombreux biens immobiliers ont été attribués à différents ministères pour servir de sièges administratifs, tandis que des équipements divers (véhicules, matériels médicaux, équipements audiovisuels, etc.) ont été redistribués à des institutions publiques.
Le gouvernement poursuit sa lutte contre les atteintes aux biens de l’État
Les bijoux de valeur saisis ont été déposés auprès de la Banque d’Algérie, et les avoirs financiers, titres de valeur et garanties de bonne exécution ont été dirigés vers leurs destinations appropriées. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des directives du président Abdelmadjid Tebboune, qui vise à garantir que les biens confisqués bénéficient à la collectivité nationale.
Parallèlement, le gouvernement poursuit sa lutte contre les atteintes aux biens de l’État. Grâce à un arsenal juridique renforcé, 150 cas d’empiètement ont été recensés et transférés à la justice.
M. Kheddi a également souligné les avancées dans la numérisation des biens publics. Une application dédiée a été mise à la disposition du ministère des Affaires étrangères pour recenser les biens immobiliers de l’État algérien à l’étranger. À ce jour, 300 biens ont été enregistrés.
Depuis 2023, une feuille de route pour la numérisation des services a permis la création d’une base de données unique intégrant les services du cadastre, de la conservation foncière et des domaines. Ce système centralisé contient plus de 27 millions de documents numérisés, couvrant 217 conservations foncières à travers le pays.
Les opérations de cadastre sont totalement achevées pour les zones sahariennes, steppiques et rurales, et dépassent 75 % dans les zones urbaines.
M. Kheddi a appelé les institutions publiques à accélérer l’envoi de leurs données foncières dans le cadre du recensement national des biens publics, dont la date butoir est fixée à fin 2025 par le président Tebboune.










