Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a présidé, dimanche 27 septembre 2026 à Alger, l’ouverture des travaux de la première réunion du Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, une nouvelle instance consultative placée directement auprès du président de la République.
La création de ce Conseil intervient en application du décret présidentiel n° 26-293 du 7 septembre 2026. Dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière, cette instance a pour objectif d’établir un cadre institutionnel permanent permettant de mobiliser les compétences scientifiques et technologiques algériennes établies à l’étranger et de renforcer leur contribution au développement national.
Cette réunion a été marquée par la présence de plusieurs scientifiques algériens tels que le professeur Elias Zerhouni, Belkacem Haba et le physicien à la NASA, Noureddine Melikechi, qui a participé par visioconférence.
Dans son allocution d’ouverture, Kamel Baddari a salué le haut esprit patriotique des scientifiques, chercheurs et experts algériens établis à l’étranger, qui ont répondu à l’appel de leur pays pour contribuer à son développement scientifique et économique.
Le ministre a souligné que la mise en place de ce Conseil traduit la volonté de créer des mécanismes permanents permettant de faire des compétences algériennes présentes à travers le monde des partenaires actifs du processus de développement national. Il a notamment évoqué le renforcement des liens avec le système national de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, ainsi que la nécessité de bénéficier de leur expertise dans les domaines scientifiques, technologiques et économiques.
Kamel Baddari a également insisté sur l’objectif de passer « de relations ponctuelles et de contacts dispersés à un partenariat institutionnel permanent », estimant que l’Algérie dispose d’un important vivier de compétences et d’expertises de dimension internationale pouvant contribuer à la modernisation institutionnelle et technologique du pays.
De son côté, le coordinateur du Conseil, le professeur Elias Zerhouni, a présenté les principales missions stratégiques de cette nouvelle instance. Le Conseil sera notamment chargé de formuler des propositions et des visions concernant les projets d’importance nationale et d’évaluer leur pertinence scientifique et technologique.
Il devra également contribuer à la dynamique de développement national, à l’échange des connaissances et à la veille stratégique dans le domaine des technologies avancées ou en cours de développement. Le renforcement du dialogue scientifique national et international autour des questions d’actualité figure également parmi ses missions.
Cette première session a réuni le président du Conseil et 28 membres composant l’Assemblée générale, dont 27 scientifiques et experts issus de la communauté algérienne à l’étranger, choisis en fonction de leur rayonnement scientifique international et de leurs domaines de spécialisation stratégique.
La composition comprend également six représentants de secteurs ministériels stratégiques et trois dirigeants d’entreprises économiques établies à l’étranger et actives dans la recherche et le développement.
Les participants à cette première réunion doivent notamment examiner et adopter le règlement intérieur du Conseil, définir son ordre du jour, mettre en place les commissions spécialisées et élaborer un plan de travail annuel destiné à coordonner les efforts et à étudier les projets présentant une importance nationale.
Les travaux du Conseil doivent à terme déboucher sur des recommandations, études et rapports annuels, qui seront transmis directement à la présidence de la République. Ces documents auront notamment pour objectif de contribuer à l’évaluation scientifique et technologique des grands projets et à l’orientation des politiques publiques en faveur du développement durable.
Cette rencontre intervient dans le contexte du renforcement de la coopération dans les domaines de l’innovation et des technologies éducatives, alors que le nouveau Haut conseil est appelé à constituer un cadre permanent de rapprochement entre les compétences scientifiques algériennes établies à l’étranger et les institutions nationales de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique, de l’innovation et du développement technologique.







