Le procureur de la République près le tribunal de Kolea a tenu, mardi 21 octobre, une conférence de presse au cours de laquelle il a révélé de nouveaux détails dans l’affaire du dénommé « Hichem el Ouahrani » et de la vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux.

Le parquet près le tribunal de Kolea a précisé que, le 16 octobre 2025, une vidéo avait été repérée et diffusée, montrant un groupe de personnes armées d’armes blanches, dirigées par le dénommé « Hichem el Ouahrani », en train d’agresser violemment un individu sous la torture.

La victime a été entendue le 17 octobre par les services de la Gendarmerie nationale. Elle a confirmé la véracité des faits, tout en précisant qu’elle n’avait pas déposé plainte contre ses agresseurs au moment de l’incident.

Sur la base de ces éléments, la police judiciaire est parvenue à identifier les suspects. Il s’agit des nommés : Kamra Abdelrahim, Teswit Mohamed Amine, Chernan Adel, Mada Boualem, Kamra (un autre), ainsi que Adel Tahrib, Jaâfar Ajif, Adam El Hachemi, Kamel Tahar Ahmed, et à leur tête, le dénommé Atia Hicham, alias “Hicham El Wahrani”, qui était en fuite.

Les investigations ont révélé que le nommé Chernan Adel, membre du groupe criminel, est celui qui avait filmé la scène d’agression en juin 2025 et l’a publiée le jeudi 16 octobre 2025 sur les réseaux sociaux, à la suite d’un différend et d’un malentendu survenus entre lui, Hicham El Wahrani et le reste de la bande.

Dans la nuit du lundi 20 octobre 2025, le nommé Atia Hicham, dit « Hichem el Ouahrani », a été arrêté par un groupe de citoyens dans la région d’El Attaf, wilaya d’Aïn Defla.

Les dix mis en cause dans cette affaire ont été présentés ce jour devant le procureur de la République.

Ils sont poursuivis pour les chefs d’inculpation de constitution d’une organisation criminelle structurée visant à commettre des crimes, notamment l’enlèvement d’une personne par la violence, la menace et la ruse, ainsi que pour crime de torture sur autrui.
Ils sont également poursuivis pour les délits de direction et de création d’un gang de quartier.

D’autres personnes sont également poursuivies pour avoir hébergé un membre de ce gang, pour complicité dans sa dissimulation et sa fuite, ainsi que pour avoir soutenu les activités ou les actions du gang et diffusé ses idées par le biais des technologies de l’information et de la communication.

Le parquet a requis la délivrance de mandats de dépôt à l’encontre de tous les accusés et de toute autre personne que l’enquête révélerait impliquée.

Après les interrogatoires menés par le juge d’instruction, des mandats de dépôt ont été émis à l’encontre de tous les mis en cause.