Un décret exécutif, publié dans le dernier numéro du Journal officiel, stipule que les dossiers de recrutement dans les secteurs public et privé doivent comporter des analyses médicales négatives attestant que le candidat ne consomme pas de drogues ou de substances psychotropes.

Il s’agit du décret exécutif n° 26-76 du 25 Rajab 1447 correspondant au 14 janvier 2026 fixant les conditions et les modalités de prévention de l’usage de stupéfiants et/ou de substances psychotropes lors du recrutement dans les secteurs public et privé.

« Outre les autres conditions de recrutement prévues par la législation et la réglementation en vigueur, il est exigé que les dossiers de recrutement dans les secteurs public et privé comportent des tests de dépistage négatifs prouvant que le candidat n’a pas consommé de stupéfiants et/ou de substances psychotropes », stipule l’article 3 de ce décret.

Ces tests sont, également, exigés pour les fonctionnaires et les travailleurs candidats aux examens et tests professionnels, dans les secteurs public et privé.

Ce décret vise à prévenir et à protéger les lieux de travail contre les drogues et les substances psychotropes, et à garantir un environnement professionnel sain et sécurisé.

Selon le texte du décret, cette condition s’applique aux candidats aux emplois ou aux postes au sein des administrations, des établissements et des organismes publics, ainsi qu’aux institutions d’utilité publique ouvertes au public.

Le décret concerne également les candidats aux postes dans les établissements et organismes relevant du secteur privé.

Tout dossier est considéré comme incomplet et rejeté automatiquement s’il ne comporte pas des analyses médicales négatives prouvant que le candidat est exempt de drogues et de substances psychotropes.

Selon l’article 7, les candidats aux recrutements ou aux examens et tests professionnels qui utilisent des stupéfiants et/ou des substances psychotropes pour des raisons médicales et de santé, sont tenus de déclarer les substances qu’ils utilisent et de fournir, dans le dossier de candidature au recrutement, en sus des tests prévus au présent décret, un certificat médical qui le prouve, sauf si cela est incompatible avec l’emploi ou le poste à pourvoir. L’avis du médecin du travail peut être requis pour le secteur privé.