Le maire de Béziers, Robert Ménard, comparaîtra le 30 septembre 2026 à 13h30 devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour avoir refusé de célébrer un mariage en juillet 2023, impliquant une ressortissante française et un citoyen algérien en situation irrégulière.

Les faits remontent au 7 juillet 2023, lorsque l’édile a refusé d’unir Eva, de nationalité française, et Mustapha, un Algérien âgé de 23 ans faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le maire avait alors exprimé des doutes sur la sincérité de l’union, évoquant la possibilité d’un « mariage blanc ».

Poursuivi pour ce refus, Robert Ménard avait été convoqué le 18 février 2025 dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Il avait toutefois rejeté la proposition de « plaider-coupable » formulée par le parquet de Montpellier, entraînant son renvoi devant le tribunal correctionnel.

Cette affaire judiciaire pourrait avoir de lourdes conséquences pour l’élu. Il encourt jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et une amende de 75 000 euros. Une révocation de ses fonctions de maire par décision ministérielle n’est pas non plus exclue.

De leur côté, Eva et son fiancé avaient porté plainte contre le maire après le refus de célébration. La jeune femme a fermement contesté les accusations de mariage de complaisance, affirmant publiquement que leur union était sincère et dénonçant des propos qu’elle juge infondés.

Le procès, très attendu, pourrait relancer le débat autour du rôle des maires dans la célébration des mariages et de la gestion des situations impliquant des ressortissants étrangers en situation irrégulière.