Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors de son entrevue périodique avec les représentants des médias nationaux, diffusée samedi soir sur les chaînes de télévision et de radio nationales, a expliqué pourquoi l’Algérie a refusé de délivrer les laissez-passer consulaires pour faciliter le rapatriement des Algériens en France sous OQTF (Obligation de quitter le territoire français).
Le président Tebboune a critiqué la méthode appliquée par l’ancien ministre de l’Intérieur français Bruno Retailleau relative aux OQTF visant des Algériens en France.
« Ce ministre-là se permet de prendre des Algériens que j’ai juré de protéger sur le Coran et dans la Constitution et les mets dans l’avion et leur demande de retourner en Algérie. Mais ces Algériens ont des droits en France », a-t-il déclaré.
Le président Tebboune a indiqué que l’Algérien sous OQTF « a vécu en France 10 ans, 12 ans, 13 ans a des droits, il faut lui donner ses droits ».
« Il faut le présenter à la justice, lorsque la justice lui ordonne de quitter le territoire français, il y a l’appel et des procédures », a-t-il ajouté.
Les accords entre l’Algérie et la France obligent à informer l’Algérie sur la personne objet de l’OQTF et que le consul puisse lui rendre visite. « Le consul appelle le préfet et s’il constate que tout est fait en respect de la loi, il accepte que le renvoi vers l’Algérie de la personne sous OQTF en lui accordant un laissez passer ».
Le président Tebboune a indiqué comment demander à un Algérien qui a une femme et des enfants nés en France de prendre un avion et de revenir en Algérie.
« L’Algérien qui a une femme et des enfants nés en France et un travail là-bas et tu lui demande prendre l’avion pour revenir en Algérie ! Quand il arrive en Algérie, je lui demande de revenir là où il était », a-t-il ajouté.
Le président Tebboune a déclaré ensuite que: « Celui qui veut humilier l’Algérie n’est pas encore né ».










