Le président de la République Abdelmadjid Tebboune a révélé, dans un discours prononcé jeudi 9 octobre 2025 au ministère de la Défense nationale, a indiqué qu’Israël avait élaboré un projet visant à bombarder le Club des Pins, dans la banlieue ouest d’Alger, en 1988.
C’est pour la première fois qu’un haut responsable algérien a fait part d’un tel projet.
M. Tebboune a évoqué ce sujet dans le cadre de son discours sur le soutien constant de l’Algérie à la cause palestinienne, précisant que ce plan sioniste avait été conçu en raison de l’accueil par l’Algérie, le 15 novembre 1988, au Club des Pins, de la session du Conseil national palestinien, durant laquelle le défunt dirigeant Yasser Arafat avait proclamé l’État de Palestine sur la base de la résolution de partage adoptée par l’ONU en 1947.
Aucune partie n’avait alors annoncé que l’Algérie faisait l’objet d’un projet d’attaque de la part de l’entité sioniste, en raison de son engagement en faveur de la cause palestinienne.
« C’est ici que l’État palestinien a été proclamé, malgré tous les risques qui existaient à l’époque. Vous, officiers de l’armée, êtes au courant des menaces qui se tramaient contre l’Algérie, y compris celle du bombardement du Club des Pins. », a déclaré le chef de l’Etat.
Le président n’a pas donné davantage de détails sur cet épisode survenu il y a près de 37 ans, notamment sur les raisons pour lesquelles Israël n’avait pas exécuté son projet. Il a souligné à ce sujet que l’Algérie « ne s’était pas rétractée, car nous n’avons aucun autre intérêt que notre conscience vis-à-vis d’un peuple qui lutte contre le colonialisme. Nous n’avons pas d’autre objectif. »
Le président de la République a insisté sur le fait que l’Algérie « n’attend ni reconnaissance ni témoignage de quiconque concernant son soutien à la Palestine. Nous n’avons pas besoin de l’approbation de qui que ce soit, notre conscience nous suffit. Les Palestiniens eux-mêmes témoignent que des Algériens ont combattu en Palestine en 1948 », ajoutant que l’Algérie avait accueilli les Palestiniens et Yasser Arafat en 1982.







