Il y a du nouveau dans l’affaire de l’historien Mohamed Amine Belghit, condamné à 5 ans de prison ferme dont deux avec sursis par la 10e chambre pénale de la Cour d’Alger le 7 octobre dernier.
Belghit a été placé en détention provisoire le 3 mai dernier, à la suite d’une interview accordée le 1er mai à la chaîne « Sky News Arabia », dans laquelle il avait affirmé que « la langue amazighe est une création judéo-française ».
Il est poursuivi pour des « actes portant atteinte à l’unité nationale et aux symboles nationaux, ainsi que pour incitation à la haine et à la discrimination ».
Suite à la condamnation du 7 octobre dernier, l’équipe de la défense de Mohamed Belghit a introduit un pourvoi en cassation devant la Cour suprême pour contester cette décision.
La Cour suprême n’a pas accepté le pourvoi en cassation, a annoncé l’avocat de Belghit, Me Toufik Hichour, dans un post publié mercredi soir sur sa page Facebook. Avec le rejet par la Cour suprême de la demande de la défense, la condamnation devient définitive.
« La Cour suprême a rendu une décision rejetant l’appel interjeté par la défense du professeur Mohamed Lamine Belghit (…). Le jugement devient définitif et sans appel », a écrit l’avocat.
La défense place désormais ses espoirs sur une possible grâce présidentielle après avoir épuisé toutes les voies de recours judiciaire possibles.
« L’espoir qu’il accorde une grâce présidentielle au fils de la famille révolutionnaire, le professeur Mohamed Lamine Belghit », a écrit Me Hichour.







