Le journal El Watan se trouve dans une situation très délicate sur le plan financier avec 40 milliards de centimes de dettes.
Le journal a averti dans un article publié dans l’édition de ce lundi 14 juillet qu’il risque de disparaître du paysage médiatique algérien après 35 ans d’existence.
« Le journal El Watan tient à informer sur la grave situation financière dans laquelle il se trouve et qui rend impossible la poursuite de sa mission journalistique », a écrit le journal.
Le quotidien privé a indiqué que plusieurs facteurs sont derrière la situation difficile dans laquelle se trouve aujourd’hui dont notamment l’absence de la publicité et la baisse des ventes.
« S’il se trouve dans une impasse financière, c’est en raison de plusieurs contraintes objectives. La plus importante réside dans l’assèchement progressif, depuis une dizaine d’années, de sa principale ressource qui est la publicité. Les annonces émanant du secteur privé se sont considérablement raréfiées, tandis que la publicité du secteur public économique et des institutions étatiques transitant par l’ANEP n’a été disponible que durant quelques mois », a écrit El Watan.
Il déplore que « le reste du temps, le journal sortait quasiment sans publicité payante. Les ventes kiosques ont considérablement baissé du fait de la défection d’une partie importante de son lectorat moins attiré par son contenu informationnel que par celui des réseaux sociaux. A cela s’ajoutent les lourdes contraintes du secteur de la distribution du quotidien, qui, mensuellement, est tenu d’honorer une masse salariale importante (plus d’une centaine de travailleurs payés irrégulièrement), de faire face financièrement à ses divers partenaires que sont les banques, les Impôts, la CNAS, la Maison de la presse pour le loyer du journal et à diverses autres dépenses de fonctionnement. », a écrit le journal.
El Watan a considéré que la solution pour sortir de sa crise réside dans le rétablissement par l’ANEP du contrat la liant au journal pour éviter une cessation d’activité.
« Malgré un endettement en croissance constante, le choix a été fait de continuer à sortir et ne pas déserter les kiosques. Il s’avère maintenant que le poids de la dette, plus de quarante milliards de centimes, est devenu intolérable pour El Watan et pour ses créanciers, à juste titre. Il existe pourtant une solution de sortie de crise, c’est le rétablissement par l’ANEP du contrat la liant au journal. Avec un apport en ressources financières appréciables et constantes, El Watan pourra continuer à vivre et éloigner toute perspective de cessation d’activité qui, malheureusement, se dessine de plus en plus ».










