La gestion de la crise avec l’Algérie a causé des remous et une effervescence entre les ministres français. Après ses nouvelles menaces proférées contre l’Algérie vendredi 18 juillet 2025, le ministre de l’Intérieur français, Bruno Retailleau, a été recadré par son collègue au gouvernement, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.

Retailleau a indiqué qu’il va « demander à mes services de préparer plusieurs mesures pour empêcher la venue, l’établissement ou la circulation en France des membres de la nomenclatura impliqués dans le dénigrement de la France ».

Retailleau a évoqué aussi l’emprisonnement de l’écrivain Boualem Sansal où il a affirmé que « la diplomatie des bons sentiments a échoué ».

En réaction à la sortie de Retailleau, le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot a écrit sur le réseau social X que « Il n’y a ni diplomatie des bons sentiments, ni diplomatie du ressentiment », sans citer explicitement le ministre de l’Intérieur.

Bruno Retailleau, qui s’était exprimé avec prudence lors du procès en appel de Sansal, affirmant ne vouloir « gâcher aucune chance » de libération, a expliqué ce vendredi avoir gardé le silence pendant plusieurs semaines pour ne pas compromettre les négociations.  

« Mais force est de constater qu’aujourd’hui, il faut essayer autre chose, revenir à la fermeté, se recentrer sur la défense de nos intérêts », a-t-il déclaré. Il a également affirmé que le régime algérien « cherche à nous humilier ».

Sur le même sujet : Nouvelles menaces de Bruno Retailleau contre l’Algérie