Dans une publication diffusée ce mercredi sur les réseaux sociaux, l’ancienne ministre française Ségolène Royal a vivement critiqué la stratégie diplomatique défendue par Bruno Retailleau à l’égard de l’Algérie, estimant qu’elle serait contraire aux intérêts de la France.

Selon elle, cette approche, qu’elle qualifie de « stratégie de tension », serait motivée par des considérations électorales et pourrait produire plusieurs effets négatifs sur les relations bilatérales entre Paris et Alger.

Elle évoque notamment un impact sur la coopération en matière d’éloignement des personnes en situation irrégulière, ainsi qu’un recul des partenariats économiques et énergétiques, citant en particulier le gaz et la montée en puissance d’autres partenaires européens de l’Algérie, comme l’Italie.

Ségolène Royal met également en garde contre un affaiblissement de la coopération sécuritaire, notamment dans la lutte contre les menaces terroristes provenant de la région sahélienne. Elle estime que ces tensions diplomatiques pourraient nuire à des domaines stratégiques de coopération entre les deux pays.

Dans son message, elle inscrit cette ligne politique dans une continuité historique qu’elle juge problématique, en référence à certains débats liés à la période coloniale et à ses représentations politiques.

L’ancienne candidate à la présidentielle française appelle, à l’inverse, à privilégier le dialogue et la construction de partenariats équilibrés entre les deux rives de la Méditerranée, notamment dans l’intérêt des jeunes générations.

Elle conclut en soulignant la nécessité d’éviter, selon elle, des approches qu’elle considère comme contre-productives et datées, plaidant pour une coopération fondée sur des intérêts mutuels.