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Djamel Djeha et Mehdi Laribi, deux narcotrafiquants marseillais présumés liés à l’organisation criminelle DZ Mafia, ont été placés en détention provisoire en Algérie, à la demande du parquet d’Alger. L’annonce a été faite lundi 10 août par le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin.

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Deux figures présumées du narcobanditisme marseillais, Djamel Djeha et Mehdi Laribi, ont été placées en détention provisoire en Algérie après leur interpellation respective au cours des dernières semaines. Les deux hommes sont soupçonnés d’entretenir des liens avec la DZ Mafia, organisation criminelle présentée comme l’un des principaux réseaux impliqués dans le trafic de stupéfiants à Marseille.

L’information a été annoncée ce lundi 10 août par le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, dans une publication sur le réseau social X. Il a précisé que les deux hommes, considérés comme des objectifs prioritaires de la justice française, avaient été placés en détention provisoire à la demande du parquet d’Alger.

« Les deux importants narcotrafiquants, objectifs prioritaires de la justice française, ont été placés en détention provisoire en Algérie à la demande du parquet d’Alger. Ils ne sont donc plus sous simple contrôle judiciaire », a écrit le garde des Sceaux.

Mehdi Laribi interpellé en juillet

Mehdi Laribi, présenté comme un cadre présumé de la DZ Mafia et connu sous le surnom de « Tic », avait été interpellé en Algérie au mois de juillet, en exécution d’un mandat d’arrêt émis par la justice française.

Son arrestation intervient dans le cadre de l’enquête « Octopus », menée par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille. Le suspect est notamment poursuivi pour des faits présumés de direction d’un groupement ayant pour objet le trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs et blanchiment, selon des précisions du parquet de Marseille rapportées par l’Agence France-Presse (AFP).

Après son interpellation, son placement en détention provisoire en Algérie constitue une nouvelle étape dans la procédure judiciaire engagée à son encontre.

Djamel Djeha placé sous contrôle judiciaire avant son incarcération

Djamel Djeha, également présenté comme un narcotrafiquant originaire de Marseille, avait pour sa part été interpellé en Algérie avant d’être placé sous contrôle judiciaire le 3 août.

Il est l’un des frères de Mohamed Djeha, dit « Mimo », considéré comme l’ancien patron d’un important réseau de trafic de stupéfiants opérant depuis la cité de la Castellane, à Marseille. Mohamed Djeha avait lui-même été arrêté en Algérie en juin 2023, après plusieurs années de recherches menées par les autorités françaises.

Le placement en détention provisoire de Djamel Djeha intervient donc après une première mesure de contrôle judiciaire prononcée à la suite de son arrestation.

Une nouvelle étape dans la coopération judiciaire franco-algérienne

Ces deux interpellations, suivies désormais de placements en détention provisoire, interviennent quelques semaines après une visite de Gérald Darmanin à Alger, qui avait été présentée comme une étape importante dans la reprise de la coopération judiciaire entre la France et l’Algérie.

La question de la prise en charge judiciaire des narcotrafiquants recherchés par la justice française constitue un enjeu particulier dans les relations entre les deux pays. En vertu d’une convention existant entre la France et l’Algérie, aucun des deux États n’extrade ses propres ressortissants vers l’autre pays.

Cette disposition n’empêche toutefois pas les autorités algériennes de poursuivre sur leur territoire des ressortissants algériens recherchés par la justice française, lorsque les autorités françaises en font la demande.

Darmanin salue la « lutte commune » contre le narcotrafic

À la suite de la décision concernant Djamel Djeha et Mehdi Laribi, Gérald Darmanin a salué la coopération des autorités algériennes.

« Merci aux autorités judiciaires algériennes pour nos échanges et pour notre collaboration au bénéfice de notre lutte commune contre le narcotrafic », a déclaré le ministre français.

Le placement en détention provisoire des deux hommes marque ainsi une nouvelle illustration de la coopération judiciaire entre Alger et Paris dans la lutte contre les réseaux de narcotrafic, alors que les autorités françaises cherchent à renforcer les mécanismes permettant de poursuivre les trafiquants présumés opérant depuis l’étranger.