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Mehdi Laribi, présenté par les autorités françaises comme l’un des fondateurs de la DZ Mafia, a été interpellé en Algérie le 31 juillet dernier en exécution d’un mandat d’arrêt émis par la justice française. Le Franco-Algérien, originaire de Marseille, a ensuite été placé sous contrôle judiciaire, selon des sources judiciaires citées mercredi par plusieurs médias français.

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Cette arrestation a été saluée par le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, qui a qualifié Mehdi Laribi de « cible prioritaire » dans la lutte contre le trafic de stupéfiants et la criminalité organisée. Dans un message publié sur le réseau social X, le ministre a remercié « les autorités algériennes pour cette avancée et cette coopération en lien avec le parquet national anti-criminalité organisée (PNACO) et le parquet de Marseille ».

Le suspect faisait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré dans le cadre de l’enquête d’envergure baptisée « Octopus », menée par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille. Cette vaste opération judiciaire vise à démanteler les réseaux de la DZ Mafia, une organisation criminelle implantée principalement à Marseille et impliquée dans le trafic de drogue.

Les investigations menées dans le cadre de cette enquête avaient conduit, en mars dernier, à un important coup de filet dans le sud de la France. Environ 900 gendarmes avaient été mobilisés pour interpeller une quarantaine de personnes. À l’issue de cette opération, 26 suspects avaient été mis en examen, parmi lesquels plusieurs dirigeants présumés de la DZ Mafia, notamment Amine Oualane et Gabriel Ory. Déjà incarcérés au moment de leur mise en cause, ces derniers sont soupçonnés d’avoir continué à diriger les activités du réseau criminel depuis leurs lieux de détention.

Contrairement à ces derniers, Mehdi Laribi était en fuite depuis plusieurs années. Selon une source judiciaire citée par l’AFP, l’Algérie n’extrade pas ses ressortissants, ce qui explique son placement sous contrôle judiciaire sur le territoire algérien.

Cette interpellation intervient dans un contexte marqué par des relations diplomatiques tendues entre Alger et Paris. En mai dernier, Gérald Darmanin s’était rendu en Algérie afin d’évoquer notamment le renforcement de la coopération judiciaire entre les deux pays dans la lutte contre la DZ Mafia, une organisation dont le nom fait référence à « Djazair », l’Algérie en arabe.

Dans ce cadre, la justice française a adressé une dizaine de demandes d’entraide judiciaire concernant plusieurs dirigeants présumés de la DZ Mafia qui se trouveraient en Algérie.

Selon des sources policières françaises, cette organisation criminelle fonctionnerait sans hiérarchie strictement établie. Si le trafic de stupéfiants demeure son activité principale, ses activités se seraient progressivement diversifiées pour inclure notamment l’extorsion de commerçants et d’autres formes de criminalité organisée.