À ce jour, six cas d’hantavirus ont été confirmés parmi huit cas suspects signalés après l’apparition d’un foyer à bord d’un bateau de croisière dans l’Atlantique, a annoncé vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
« Au 8 mai, huit cas au total, dont trois décès (taux de létalité de 38 %), ont été signalés. Six cas ont été confirmés en laboratoire comme étant des infections à hantavirus, tous identifiés comme étant dus au virus des Andes », connue comme transmissible entre humains, a indiqué l’OMS dans son dernier bulletin épidémiologique, précisant que les deux autres cas sont considérés comme « probables ».
A ce jour, a ajouté l’organisation, quatre patients sont actuellement hospitalisés : « un en soins intensifs à Johannesburg, en Afrique du Sud, deux dans différents hôpitaux aux Pays-Bas et un autre à Zurich, en Suisse ». L’OMS a précisé que la personne prise en charge à l’hôpital de Düsseldorf (Allemagne) avait été testée négatif et n’est « donc plus considérée comme un cas ».
Le Hantavirus, c’est quoi ?
Les hantavirus se transmettent à l’être humain par l’intermédiaire de rongeurs sauvages infectés, tels que des souris ou des rats, qui excrètent le virus par la salive, l’urine et les excréments. Une morsure, un contact avec ces rongeurs ou leurs déjections ainsi que l’inhalation de poussière contaminée peuvent provoquer une infection.
Il existe de nombreux types d’hantavirus, qui se distinguent par leur répartition géographique et leur tableau clinique. Selon le site internet de l’Office fédéral de la santé publique suisse (OFSP), « un seul type de virus, extrêmement rare, peut se transmettre d’un être humain à un autre ».
« L’OMS organise l’évacuation médicale de deux passagers présentant des symptômes, procède à une évaluation complète des risques et apporte son soutien aux personnes concernées à bord », a déclaré dimanche soir le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, sur les réseaux sociaux.
Ce virus « n’est pas un nouveau Covid »
Le risque de propagation de l’hantavirus à la population générale est « absolument faible », a insisté vendredi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), relevant que ce virus « n’est pas un nouveau Covid ».
« Il s’agit d’un virus dangereux, mais uniquement pour la personne réellement infectée. Le risque pour la population générale reste quant à lui extrêmement faible », a déclaré devant la presse à Genève un porte-parole de l’OMS, Christian Lindmeier.
Il a souligné que « même parmi les personnes ayant partagé la même cabine, il arrive que les deux ne soient pas infectées ». « La propagation est loin d’être comparable à celle de la Covid-19 », a-t-il ajouté, en référence à la pandémie de 2020 qui a fait des millions de morts dans le monde.
« Ce n’est pas la Covid-19. Nous savons tous, que le souvenir de la Covid est encore très présent dans nos esprits et que c’est le premier lien que tout le monde a établi, d’où l’attention internationale suscitée par ces cas », a dit M. Lindmeier.







