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La Fédération internationale de football (FIFA) a mis un terme aux spéculations entourant la rencontre ayant opposé l’Algérie à l’Autriche lors de la phase de groupes de la Coupe du monde. Malgré les accusations de match arrangé formulées par certains observateurs, l’instance mondiale a décidé de ne pas ouvrir d’enquête, estimant qu’aucun élément ne permettait de suspecter une manipulation du résultat.

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La polémique est née à l’issue du spectaculaire match nul (3-3) entre les deux sélections, un résultat qui a permis aux deux équipes de décrocher leur qualification pour les huitièmes de finale. Selon plusieurs commentaires relayés dans la presse internationale, les deux formations auraient trouvé un terrain d’entente pour partager les points lors de cette ultime journée de la phase de groupes, afin de préserver leurs chances de qualification.

Le scénario de la rencontre a largement alimenté les soupçons. Alors que Riyad Mahrez avait donné l’avantage à l’Algérie à la 93e minute, au terme d’une séquence de jeu exceptionnelle marquée par près de cinq minutes de possession et 110 passes consécutives, l’Autriche est parvenue à égaliser seulement trois minutes plus tard, à la 96e minute. Sans cette égalisation de dernière seconde, les Autrichiens auraient été éliminés de la compétition.

La tension était d’ailleurs palpable sur la pelouse comme sur les bancs de touche. L’attaquant autrichien Marco Arnautović a notamment été aperçu en train de manifester son mécontentement en direction du banc algérien, dans une scène qui a failli dégénérer.

Au classement final du groupe, l’équipe dirigée par Ralf Rangnick a terminé à la deuxième place, tandis que l’Algérie s’est qualifiée en tant que troisième, les deux sélections validant ainsi leur billet pour les huitièmes de finale.

Selon le quotidien britannique Mirror, plusieurs observateurs ont évoqué l’hypothèse d’un résultat arrangé, estimant que l’Algérie aurait volontairement laissé l’Autriche revenir au score dans les ultimes instants de la rencontre.

Toutefois, des sources citées par le journal britannique ont indiqué que la FIFA avait examiné ces allégations avant de les rejeter catégoriquement. L’instance dirigeante du football mondial estime ne disposer d’aucun élément susceptible de justifier l’ouverture d’une enquête ou de laisser penser que les deux équipes auraient manipulé le déroulement ou l’issue de la rencontre.

Interrogé sur ces accusations, le sélectionneur autrichien Ralf Rangnick les a également rejetées avec fermeté, niant toute forme d’arrangement entre les deux équipes.

Les déclarations de Riyad Mahrez ont, en revanche, entretenu les discussions. L’ancien joueur de Manchester City a reconnu que la fin de rencontre pouvait paraître inhabituelle, tout en insistant sur le fait qu’il avait joué chaque action avec sérieux.

« C’était un peu étrange, pour être honnête. Nous jouions sur les ailes et ils étaient en retrait, mais à la dernière minute, l’un d’entre eux a fait une passe, s’est retourné, et j’ai dû réagir. Je dois respecter le football. Le ballon est arrivé devant le gardien et j’aurais dû marquer, je dois essayer de marquer. Je sais que la situation est étrange, mais c’est le football et je dois le respecter. Pour l’Autriche, le principal est qu’elle ait marqué et validé son billet. Nous sommes passés tous les deux, et c’est ce qui compte », a déclaré le capitaine de la sélection algérienne.

La compétition se poursuit désormais avec les rencontres des huitièmes de finale. L’Autriche devra relever un défi de taille face à l’Espagne, championne d’Europe en titre. En cas de qualification, elle retrouvera le vainqueur de l’affiche entre le Portugal et la Croatie.

De son côté, l’Algérie affrontera la Suisse avec l’ambition de poursuivre son parcours. En cas de succès, les Verts pourraient croiser la route de l’Argentine en quarts de finale, si les deux sélections confirment leur dynamique dans cette Coupe du monde.