Le président français Emmanuel Macron a vivement défendu, ce lundi lors d’un déplacement dans l’Ariège, la nécessité de préserver les relations avec l’Algérie, tout en critiquant implicitement les partisans d’un durcissement diplomatique entre les deux pays.

Lors d’une visite à un centre hospitalier en Ariège, Macron a échangé avec des soignants sur la situation des praticiens hospitaliers diplômés hors Union européenne (PADHUE), ces médecins étrangers confrontés à des procédures administratives souvent longues et complexes pour exercer en France.

Au cours de cette rencontre, Emmanuel Macron, s’adressant à un médecin formé à Oran, a lancé une pique visant, sans le nommer, son ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, partisan d’une ligne plus ferme envers Alger. « Allez dire ça à tous les mabouls qui disent qu’il faut se fâcher avec l’Algérie », a-t-il déclaré, plaidant ainsi pour une approche fondée sur la coopération plutôt que sur la confrontation.

Cette sortie intervient dans un contexte où les relations franco-algériennes font régulièrement l’objet de débats politiques en France, notamment autour des questions migratoires et sécuritaires.

Le président français a également dénoncé les dysfonctionnements administratifs entourant le statut des médecins étrangers exerçant dans les hôpitaux français. Évoquant le parcours souvent semé d’obstacles des PADHUE, Emmanuel Macron a exprimé son exaspération face à un système qu’il juge incohérent.

Selon des propos rapportés et recoupés, il a estimé que la gestion de ce dossier relevait encore du « désordre », dénonçant notamment l’obligation imposée à ces praticiens de repasser des concours au moment de leur titularisation, malgré leur expérience sur le terrain.