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Une influenceuse franco-algérienne, connue sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de « Yass Naubelle », a été condamnée par la justice marocaine à une année de prison ferme. La décision fait suite à la diffusion d’une vidéo dans laquelle elle dénonçait des pratiques qu’elle attribuait à des policiers marocains lors de contrôles routiers.

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La justice marocaine a condamné une influenceuse française d’origine algérienne à un an de prison ferme, notamment pour « outrage à un organisme institué par la loi », selon des informations rapportées mardi par la presse locale.

Âgée de 30 ans et connue sous le pseudonyme de « Yass Naubelle », la jeune femme avait été interpellée le 13 juin dernier à l’aéroport de Marrakech, alors qu’elle s’apprêtait à embarquer pour la France. Elle avait ensuite été placée en détention provisoire dans le cadre de la procédure judiciaire engagée à son encontre.

Les poursuites ont été déclenchées après la publication sur les réseaux sociaux d’une vidéo dans laquelle l’influenceuse accusait des membres de la police marocaine d’interpeller « même les filles (…) pour rien » et de chercher à obtenir de l’argent lors de contrôles routiers.

Elle était poursuivie pour « diffusion et publication d’allégations et de faits mensongers dans le but de porter atteinte à la vie privée de personnes ou de les diffamer », ainsi que pour « outrage à un organisme institué par la loi ».

Selon la législation marocaine, la condamnée dispose d’un délai de dix jours pour interjeter appel de cette décision.

Cette affaire suscite des réactions sur les réseaux sociaux, certains internautes estimant que les propos tenus par l’influenceuse relevaient de la critique d’un comportement supposé de certains agents et ne justifiaient pas une peine d’emprisonnement. D’autres rappellent que des touristes étrangers ont, par le passé, formulé publiquement des accusations similaires concernant des pratiques de corruption présumée, sans faire l’objet de poursuites judiciaires connues.

Le dossier intervient dans un contexte marqué par plusieurs affaires impliquant des ressortissants franco-algériens ayant séjourné au Maroc à l’occasion de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Plusieurs d’entre eux auraient été arrêtés ou incarcérés pour des faits qualifiés par leurs proches ou des observateurs de mineurs, alimentant les interrogations sur le traitement judiciaire de certains visiteurs étrangers.