Une nouvelle mesure pourrait aider à régler la crise entre l’Algérie et la France. Le Parquet national antiterroriste (PNAT) français a requis la remise en liberté d’« Ismaïl R. », agent consulaire au consulat d’Algérie à Créteil, placé en détention provisoire depuis le 12 avril.
Cette affaire est intervenue au plus fort de la crise diplomatique entre la France et l’Algérie. Dans son sillage, les deux pays avaient procédé à l’expulsion réciproque de 24 diplomates de part et d’autre.
Du point de vue des autorités algériennes, le maintien en détention d’Ismaïl R. constitue le principal obstacle à toute normalisation des relations avec Paris. Selon des sources proches des relations bilatérales, cette affaire aurait même compromis toute perspective d’une grâce en faveur du journaliste sportif français Christophe Gleizes, actuellement condamné à sept ans de prison en Algérie.
La demande de remise en liberté formulée par le Parquet national antiterroriste fait suite à une requête déposée par les avocats de la défense, rapporte le quotidien français Le Monde.
Selon le quotidien, le Parquet a requis la remise en liberté de l’agent consulaire, alors qu’il s’était jusque-là opposé à toutes les demandes de libération le concernant. Cette évolution marque un changement significatif dans la position de la justice française sur cette affaire, qui a contribué à aggraver la crise diplomatique entre l’Algérie et la France.
Le journal a également rapporté, ce mardi, que le Parquet national antiterroriste français a demandé le placement de l’agent consulaire sous contrôle judiciaire, estimant que « le maintien en détention n’est plus justifié ». L’affaire doit être réexaminée le 13 juillet prochain, selon la même source.
Cette affaire est considérée comme l’un des héritages de la gestion de l’ancien ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau. Alors que l’Algérie et la France semblaient s’orienter vers un apaisement de leurs tensions en avril 2025, notamment après la visite jugée prometteuse du ministre français des Affaires étrangères à Alger, les relations bilatérales ont connu un brusque revers à la suite de l’annonce par les services français de la sécurité intérieure de l’arrestation de l’agent consulaire algérien. Ces services relèvent de l’autorité du ministre de l’Intérieur.






