Le président français Emmanuel Macron a affirmé, mercredi 22 juillet, qu’aucun objectif chiffré n’avait été fixé concernant le nombre de visas délivrés aux ressortissants algériens, tout en rejetant toute accusation de « laxisme » de la part de la France en la matière.
La mise au point a été rapportée à l’issue du Conseil des ministres par la porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon. Selon cette dernière, le chef de l’État a tenu à « corriger » les déclarations récemment faites par l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, qui avaient suscité une vive polémique au sein de la classe politique française.
« Il n’y a aucun objectif chiffré en matière de visas et il n’y a aucun laxisme de la part de la France », a déclaré Emmanuel Macron, selon les propos rapportés par la porte-parole du gouvernement.
Dans un entretien accordé au média Tout sur l’Algérie (TSA), l’ambassadeur français avait évoqué une possible augmentation du nombre de visas accordés aux Algériens, afin de « revenir probablement » au niveau enregistré avant la crise diplomatique entre les deux pays, soit environ 250.000 visas par an.
Ces déclarations avaient été vivement critiquées par plusieurs responsables politiques français favorables à une ligne plus dure à l’égard d’Alger, notamment le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, ainsi que le président des Républicains, Bruno Retailleau.
Le débat intervient alors que les relations entre Paris et Alger semblent connaître une phase d’apaisement après plusieurs mois de fortes tensions diplomatiques. Stéphane Romatet avait regagné son poste à Alger au début du mois de mai, près d’un an après avoir été rappelé à Paris dans un contexte de crise aiguë entre les deux pays.
Depuis, les deux capitales ont engagé une démarche de rapprochement visant à rétablir progressivement le dialogue et à relancer la coopération bilatérale sur plusieurs dossiers.







