Le Syndicat national des praticiens de la santé publique a déposé une plainte et demandé l’intervention du président de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel, en raison de ce qu’il a qualifié de « diffusion de scènes portant atteinte à la pudeur et à la réputation du corps médical » dans une série télévisée diffusée pendant le mois de Ramadan.
Dans le texte de la plainte, signé par le président du syndicat,
Lyes Merabet, il est indiqué :« Permettez-moi de vous saisir, en
mon nom et au nom des cadres et adhérents du Syndicat national des
praticiens de la santé publique — un syndicat agréé représentant le
corps médical exerçant dans le secteur public en Algérie — d’une
plainte accompagnée d’une demande d’intervention de votre honorable
instance concernant la diffusion d’un programme télévisé sur la
chaîne “Al Hayat” durant les soirées du mois de Ramadan 2026. »
Le même syndicat a ajouté : « L’objet de la plainte concerne un épisode de la série « Al-Mouhajir », dont les événements se déroulent à l’hôpital d’El Koubba, dans la capitale. L’extrait montre un comportement professionnel inacceptable d’un médecin qui harcèle une patiente sur son lieu de travail et dans l’exercice de ses fonctions. Cela est en contradiction avec les principes de l’éthique médicale et renvoie au public une image mauvaise et négative du corps médical ainsi que de l’hôpital concerné par la diffusion, lorsqu’il visionne de telles scènes contraires à la pudeur sur les écrans de télévision et de téléphones, notamment à travers leur large diffusion sur les réseaux sociaux. »
Le Syndicat national des praticiens
de la santé publique a précisé qu’il « ne nie pas l’existence de
tels comportements déviants et inacceptables dans le secteur de la
santé et dans d’autres secteurs professionnels », mais il a en
revanche rejeté ce qu’il a qualifié de « promotion de la
dépravation durant le mois sacré de Ramadan à travers un programme
télévisé qui utilise la qualité du corps médical dans un ciblage
manifeste de la noblesse de sa position et de sa valeur sociale et
morale, dont l’un des fondements essentiels est la relation de
confiance et de respect qui le lie au patient et aux usagers des
établissements de santé ».







