L’association algérienne d’astronomie Sirius a indiqué que le mois sacré de Ramadan devrait débuter en Algérie le jeudi 19 février 2026, selon ses calculs astronomiques fondés sur l’impossibilité d’observer le croissant lunaire lors de la nuit du doute prévue le mardi 17 février.

Dans un communiqué publié dimanche depuis Constantine, l’association précise que la conjonction lunaire, qui marque le passage vers le nouveau mois lunaire, interviendra le mardi 17 février à 13h01, heure locale. Ce moment coïncidera avec une éclipse solaire annulaire centrale, un phénomène astronomique qui ne sera toutefois pas observable depuis l’Algérie.

Malgré la présence de la Lune au-dessus de l’horizon après le coucher du soleil ce même jour, les conditions ne permettront pas de distinguer le croissant. À Alger, par exemple, la Lune ne restera visible que durant environ six minutes après le coucher du soleil, un délai jugé insuffisant pour permettre la formation et l’observation du croissant, même dans des conditions atmosphériques favorables.

Sur la base de ces paramètres scientifiques, l’association estime que le croissant lunaire ne pourra être observé ni à l’œil nu ni à l’aide d’instruments optiques dans la plupart des régions du monde, notamment dans les pays arabes, en Afrique et sur le continent américain. L’observation à l’œil nu ne serait possible que dans des zones situées à l’extrême ouest de l’Amérique du Nord, une situation sans incidence sur la détermination du calendrier lunaire en Algérie.

En conséquence, Sirius conclut que le premier jour du Ramadan devrait correspondre au jeudi 19 février, conformément au principe de l’observation visuelle directe du croissant lunaire.

La date officielle du début du mois sacré demeure néanmoins tributaire de l’annonce des autorités religieuses compétentes, qui se prononcent chaque année à l’issue de la nuit du doute.