L’écrivain algérien Yasmina Khadra s’est personnellement engagé pour défendre son confrère Boualem Sansal, actuellement incarcéré en Algérie. Lors d’une rencontre le 19 mai dernier avec le président Abdelmadjid Tebboune, il a plaidé en faveur de la libération de l’auteur franco-algérien, condamné à cinq ans de prison le 27 mars dernier.

« J’ai rencontré le président Tebboune la semaine dernière. On a parlé d’un peu tout et j’en ai profité pour évoquer le sort de Boualem Sansal. J’ai insisté pour qu’il soit libéré », a déclaré Yasmina Khadra à l’Agence France-Presse (AFP), depuis Alger.

Emprisonné depuis plus de 200 jours, Boualem Sansal est atteint d’un cancer. Yasmina Khadra a souligné l’urgence de la situation sanitaire de son confrère : « Boualem Sansal est malade, il ne faut jamais l’oublier. » L’auteur a également affirmé : « J’ai fait mon devoir d’écrivain. S’il y a une petite chance, il faut la tenter. »

Boualem Sansal a été condamné pour des propos tenus en octobre 2024 dans une interview accordée au média français Frontières, où il remettait en question l’intégrité territoriale de l’Algérie, affirmant que certains territoires auraient appartenu au Maroc avant la colonisation française.

Son procès en appel est prévu pour le 24 juin. De nombreuses voix, au sein du monde littéraire et des défenseurs des droits humains, s’élèvent pour réclamer sa libération.