Mohamed Belghith
Mohamed Belghith

L’historien Mohamed Amine Belghith devrait comparaître prochainement devant le tribunal de Dar El Beïda pour répondre aux accusations de atteinte à l’unité nationale et de diffusion de discours de haine et de discrimination par le biais des technologies de l’information et de la communication.

Selon le site ennaharonline, qui cite une source bien informée, le juge d’instruction de la quatrième chambre du tribunal de Dar El Beïda a requalifié les faits, les faisant passer de crime à délit, et que le procès sera programmé prochainement.

Il convient de noter que la chambre d’accusation a récemment refusé la libération de Mohamed Amine Belghith, maintenant sa détention provisoire. Il avait été incarcéré à la suite d’un entretien controversé accordé à la chaîne Sky News Arabia, au cours duquel il avait déclaré que la langue amazighe était un projet sioniste et français, selon un communiqué du parquet près le tribunal de Dar El Beïda.

La justice rejette la demande de libération de Mohamed Belghith

La chambre d’accusation auprès de la Cour de justice d’Alger a refusé, ce mercredi 21 mai 2025, la demande de mise en liberté du prévenu incarcéré, Mohamed Amine Belghith, confirmant ainsi l’ordonnance du juge d’instruction près le tribunal de Dar El Beïda.

Les avocats ont plaidé en faveur de la libération de leur client Belghith, placé en détention provisoire depuis le 3 mai courant, en vue de le soumettre à un régime de contrôle judiciaire. Lors de leur plaidoirie, ils ont présenté toutes les garanties que réunit l’accusé.

La plaidoirie de la défense de Mohamed Amine Belghith devant la même juridiction intervient suite à l’appel de la défense. En effet, le juge d’instruction de la 4e chambre du tribunal de Dar El Beïda avait ordonné le placement du prévenu en détention provisoire dans le cadre de l’enquête.

Il est poursuivi pour des chefs d’inculpation liés à un crime d’atteinte à l’unité nationale par le biais d’un acte visant les symboles de la nation et de la République, ainsi que pour les délits d’atteinte à l’intégrité du territoire national et de diffusion de discours de haine et de discrimination via les technologies de l’information et de la communication.