La chambre d’accusation auprès de la Cour de justice d’Alger a refusé, ce mercredi 21 mai 2025, la demande de mise en liberté du prévenu incarcéré, Mohamed Amine Belghith, confirmant ainsi l’ordonnance du juge d’instruction près le tribunal de Dar El Beïda.
Les avocats ont plaidé en faveur de la libération de leur client Belghith, placé en détention provisoire depuis le 3 mai courant, en vue de le soumettre à un régime de contrôle judiciaire. Lors de leur plaidoirie, ils ont présenté toutes les garanties que réunit l’accusé.
La plaidoirie de la défense de Mohamed Amine Belghith devant la même juridiction intervient suite à l’appel de la défense. En effet, le juge d’instruction de la 4e chambre du tribunal de Dar El Beïda avait ordonné le placement du prévenu en détention provisoire dans le cadre de l’enquête.
Il est poursuivi pour des chefs d’inculpation liés à un crime d’atteinte à l’unité nationale par le biais d’un acte visant les symboles de la nation et de la République, ainsi que pour les délits d’atteinte à l’intégrité du territoire national et de diffusion de discours de haine et de discrimination via les technologies de l’information et de la communication.
Poursuivi pour plusieurs chefs d’inculpation
Il a été arrêté et mis en détention provisoire le 3 mai dernier. Le parquet de la République près du tribunal de Dar El Beida a annoncé, ce samedi 3 mai 2025, l’ouverture d’une enquête préliminaire suite à la diffusion d’un extrait vidéo sur les réseaux sociaux, montrant un entretien télévisé entre une journaliste de la chaîne “Sky News Arabia” et l’individu nommé Mohamed Amine Belghith.
Le parquet a précisé, dans un communiqué officiel, que le contenu de l’entretien abordait des déclarations qualifiées d’atteintes aux symboles de l’État et à l’unité de la nation algérienne, considérant que ce qui a été diffusé constitue une violation des principes généraux énoncés dans la Constitution algérienne, en particulier ceux relatifs à l’identité nationale de l’État et à ses fondements essentiels.
Le communiqué a ajouté que les déclarations de la personne concernée étaient centrées sur un “projet sioniste révisionniste”, ce qui a justifié l’intervention des autorités judiciaires pour ouvrir une enquête immédiate afin de déterminer les responsabilités, après avoir confirmé que le contenu des déclarations était incompatible avec les constantes nationales et violait les valeurs de dignité et de respect qui doivent régner dans le domaine médiatique.










