Les retours des ressortissants algériens faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) n’ont pas encore repris, mais « on y arrivera ». C’est ce qu’a affirmé le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, lors de son intervention dans l’émission Face-à-Face diffusée lundi 9 février sur BFMTV et RMC.

Interrogé sur l’état des relations entre Paris et Alger, le locataire de la place Beauvau a indiqué que les deux pays travaillent actuellement « aux conditions » d’une prochaine visite officielle en Algérie. Une visite qui, selon lui, est « dans les tuyaux », rappelant avoir été invité par son homologue algérien. « Cette visite est en cours de préparation (…) J’ai toujours une invitation en cours de mon homologue. Bien sûr, j’y répondrai, on travaille aux conditions de cette visite », a-t-il déclaré, sans toutefois avancer de date précise.

Cette éventuelle visite intervient après une année 2025 marquée par de fortes crispations diplomatiques entre la France et l’Algérie. Laurent Nuñez a néanmoins souligné une amélioration sur le plan sécuritaire, se félicitant de la reprise des échanges entre les deux pays dans ce domaine.

Lors de son déplacement à Alger, le ministre de l’Intérieur souhaite aborder plusieurs dossiers sensibles, notamment les questions de sécurité, de réadmission des ressortissants en situation irrégulière, de lutte contre le terrorisme ainsi que le narcotrafic.

Concernant précisément les OQTF, Laurent Nuñez a reconnu que les retours des ressortissants algériens concernés n’ont pas repris « pour l’instant ». « Mais on y arrivera », a-t-il assuré, insistant sur la nécessité de faire évoluer la situation.

Il a rappelé que les ressortissants algériens représentent actuellement près de 40 % des personnes placées dans les centres de rétention administrative en France. « Ils sont nombreux dans les centres de rétention, c’est pour cela qu’il faut qu’il y ait une évolution », a-t-il conclu.