Le juge du tribunal de Bir Mourad Raïs a ordonné, ce jeudi 27 novembre, le placement en détention provisoire du journaliste Saâd Bouakba, tout en renvoyant son affaire à la séance du 4 décembre 2025, conformément aux procédures de comparution immédiate.
Selon un communiqué du procureur de la République près le même tribunal, la décision intervient à la suite d’une plainte déposée par Mahdia Ben Bella, fille du président défunt Ahmed Ben Bella, contre Saâd Bouakba. Elle l’accuse d’avoir porté atteinte à l’honneur de son père, considéré comme l’une des grandes figures historiques de l’État algérien, lors d’un entretien diffusé sur la chaîne YouTube Vision TV News sous le titre : « Ainsi les leaders de la révolution partageaient l’argent du Front de libération nationale : des révélations historiques inédites qui choquent l’opinion publique ».
Le communiqué précise que l’entretien en question comportait « des informations fausses, erronées et diffamatoires portant atteinte aux symboles de l’État et aux figures de la Révolution de libération nationale », notamment des allégations selon lesquelles certains dirigeants de la Révolution se seraient illégalement partagé des fonds du Front de libération nationale et les auraient déposés sur leurs comptes personnels.
« Atteinte et diffamation à l’encontre des symboles de l’État et aux figures de la Révolution »
Le parquet indique également que l’ensemble des parties a été présenté ce jeudi devant la justice, y compris le ministère des Moudjahidine, représenté par son représentant légal, et qui s’est constitué partie civile dans l’affaire.
Saâd Bouakba est ainsi poursuivi pour « atteinte et diffamation commises via les technologies de l’information et de la communication à l’encontre des symboles de la Révolution de libération nationale », ainsi que pour la « diffusion et la promotion délibérée, par tout moyen, de fausses informations susceptibles de se propager au sein du public ».
Les mêmes charges d’« atteinte et diffamation via les technologies de l’information et de la communication » ont été retenues contre Harraoui Abdel Rahim, directeur de la chaîne Vision TV qui a diffusé l’entretien.
Après transmission du dossier à la section des délits selon la procédure de comparution immédiate, l’audience a été renvoyée au 4 décembre 2025. Le procureur a ordonné le placement en détention provisoire de Saâd Bouakba, tandis que Harraoui Abdel Rahim a été laissé en liberté, conclut le communiqué.







