Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Yacine El Mahdi Oualid, a appelé à une réforme profonde du fonctionnement administratif dans le secteur agricole, affirmant que la mission première de l’administration est d’apporter des solutions concrètes aux citoyens et non de se réfugier derrière des justifications.

Dans une publication sur sa page officielle Facebook, le ministre a souligné qu’il est « impossible de bâtir une économie forte avec une culture du « revenez demain » », dénonçant implicitement certaines lenteurs et pratiques bureaucratiques encore en vigueur. Il a insisté sur le fait que l’administration, notamment dans le secteur agricole, doit être pleinement au service du citoyen et accompagner les agriculteurs dans leurs démarches.

Déplorant des comportements qu’il juge contre-productifs, le ministre a estimé que « les bureaucrates excellent souvent dans l’art de se retrancher derrière des prétextes », appelant ainsi à un changement de mentalité et à une responsabilisation accrue des gestionnaires locaux.

La réduction du poids administratif pesant sur les agriculteurs figure parmi les priorités actuelles de son département. Cette orientation s’articule autour d’un ensemble de mesures destinées à moderniser et à fluidifier les procédures. Il s’agit notamment de simplifier les démarches administratives et de supprimer celles jugées inutiles, de généraliser la numérisation des services, de fixer des délais clairs pour le traitement des dossiers et de mettre en place des indicateurs de performance (KPI) pour évaluer le travail des responsables locaux.

Le ministre a également plaidé pour une plus grande ouverture aux jeunes compétences, estimant que le renouvellement des ressources humaines constitue un levier essentiel pour insuffler une nouvelle dynamique au secteur.

Rappelant le poids stratégique de l’agriculture dans l’économie nationale, Yacine Oualid a souligné que le secteur contribue actuellement à hauteur de 15 % au produit intérieur brut (PIB). Dès lors, a-t-il averti, toute entrave aux intérêts des agriculteurs représente « un préjudice direct à l’économie nationale », appelant à une mobilisation collective pour lever les obstacles et soutenir la performance du secteur.