Une commission parlementaire israélienne a examiné, dimanche 28 septembre 2025, un projet de loi particulièrement polémique visant à instaurer la peine capitale pour les prisonniers palestiniens.
Défendue par le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, figure de l’extrême droite, cette proposition doit encore être soumise en première lecture à l’Assemblée générale de la Knesset.
Selon l’agence de presse palestinienne WAFA, le texte prévoit l’exécution des Palestiniens condamnés pour le meurtre d’Israéliens. Au cours de la réunion du Comité de la sécurité nationale, Ben-Gvir a balayé les demandes de report, déclarant : « Cette loi est une nécessité actuelle pour instaurer une forte dissuasion et appliquer la peine de mort aux prisonniers. »
Cette initiative découle des accords de coalition conclus fin 2022 entre le Likoud de Benjamin Netanyahu et le parti d’extrême droite Otzma Yehudit, dirigé par Ben-Gvir. Une première version du projet avait déjà franchi l’étape de la lecture préliminaire en mars 2023 avec l’appui du Premier ministre Netanyahu.
La relance de ce texte survient dans un climat marqué par la poursuite des offensives israéliennes à Gaza et en Cisjordanie depuis octobre 2023. D’après les sources palestiniennes, plus de 66.000 Palestiniens ont trouvé la mort, tandis que les destructions massives et les tensions ne cessent de s’aggraver.
Pour de nombreux observateurs, cette proposition s’inscrit dans une logique d’escalade sécuritaire et renforce l’appareil répressif de l’entité sioniste à l’égard des prisonniers palestiniens.







