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Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 18 novembre 2025, à Alger, a expliqué pourquoi l’Algérie a voté en faveur de la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies concernant le «Plan de paix pour Gaza», présentée par les États-Unis.

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Le vote de cette résolution a eu lieu lundi soir 17 novembre, rejetée par le mouvement Hamas, prévoit notamment le déploiement d’une force internationale dans la bande de Gaza.

Treize pays se sont prononcés en faveur du texte, tandis que la Russie et la Chine se sont abstenues.

Dans ses explications, M. Attaf a déclaré que l’Algérie ne peut s’écarter de la position de ses frères palestiniens, ni sortir du cadre du consensus arabe et islamique qui soutient le projet de résolution et appelle à son adoption par le Conseil de sécurité.

Il a affirmé que l’Algérie ne peut non plus adopter une position contraire à celle qu’elle a toujours défendue auparavant, à savoir la nécessité d’approuver une résolution urgente et contraignante visant à mettre fin à toutes les formes de souffrances imposées au peuple palestinien à Gaza.

Le chef de la diplomatie algérienne a poursuivi ses explications concernant ce vote, qui a suscité une polémique et a été dénoncé par certains partis, affirmant que cette position s’inscrit « essentiellement dans le cadre de ce que l’on peut appeler les priorités urgentes de la phase actuelle, ou les priorités de l’après-agression contre Gaza. Il s’agit de priorités à quatre dimensions :

La première : consolider l’accord de cessez-le-feu ;

La deuxième : garantir une protection internationale pour le peuple palestinien ;

La troisième : permettre les efforts d’aide humanitaire à Gaza sans restrictions ni conditions ;

Et la quatrième et dernière : préparer le terrain au lancement du processus de reconstruction à Gaza. »

 « Ce sont là les priorités urgentes qui s’imposent aujourd’hui, et ce sont les mêmes priorités que l’Algérie n’a cessé de défendre depuis le début de son mandat au Conseil de sécurité, trois mois après le lancement de l’agression israélienne flagrante contre Gaza », a déclaré le ministre.

M. Attaf a indiqué que « la résolution offre une base contraignante permettant d’avancer vers la prise en charge de ces priorités urgentes, sans porter atteinte aux principes fondamentaux du règlement de la question palestinienne ».

À cet égard, le MAE a rappelé que la résolution adoptée insiste sur la nécessité de respecter le cessez-le-feu et rejette tout prétexte ou justification à une reprise de l’agression israélienne contre Gaza. Il a ajouté que la résolution constitue un précédent notable pour le déploiement d’une force internationale chargée de préserver la sécurité et la stabilité à Gaza, la qualifiant de « développement majeur » dans l’histoire de la cause palestinienne en vue de garantir une protection internationale au peuple palestinien.

La résolution confirme également, selon M. Attaf, dans son annexe, le rejet du déplacement forcé, tout comme elle rejette les plans israéliens visant à annexer ou occuper Gaza par la force militaire, poursuit-il. Il ajoute que la résolution adoptée appelle à lever toutes les restrictions et obstacles entravant les efforts d’aide humanitaire destinés au peuple palestinien à Gaza.

Selon le ministre, la résolution ouvre la voie au lancement du processus de reconstruction à Gaza, notamment en mobilisant les institutions financières internationales pour contribuer à cet effort international.

Quant aux principes fondamentaux de la cause palestinienne, M. Attaf a nié que la résolution porte atteinte aux bases d’une solution juste, durable et définitive du conflit israélo-palestinien, telles que reconnues par la communauté internationale, et conformément aux résolutions pertinentes de la légalité internationale, a ajouté le responsable.