En riposte à l’attaque du 13 décembre ayant coûté la vie à trois Américains, les États-Unis ont mené vendredi 19 février des frappes « massives » contre plus de 70 cibles du groupe État islamique en Syrie, tuant au moins cinq djihadistes dont un chef de cellule drones.
Au moins cinq membres du groupe État islamique ont été tués dans les frappes menées par les États-Unis, a indiqué samedi 20 décembre l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), après une attaque qui a coûté la vie à deux militaires américains et un interprète.
Figure parmi eux « le chef d’une cellule » chargée des drones dans la zone, a précisé le responsable de l’ONG Rami Abdel Rahman, ajoutant qu’ils avaient été tués dans la province de Deir Ez-Zor (est).
Les États-Unis ont annoncé la veille avoir frappé « plus de 70 cibles » dans plusieurs zones de Syrie, Donald Trump parlant de « très lourdes représailles » après l’attaque contre ses soldats le 13 décembre. « Nous frappons très fort contre des bastions de l’EI », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, peu après l’annonce par le Pentagone du début d’une opération « massive ».
L’armée américaine a débuté une opération en Syrie pour « éliminer des combattants du groupe État islamique, des infrastructures et des sites d’armement », a fait savoir le chef du Pentagone Pete Hegseth sur X. Il s’agit d’une « réponse directe » et d’une « déclaration de vengeance » après l’attaque qui a coûté samedi la vie à deux militaires américains et un traducteur en Syrie, a-t-il ajouté, en affirmant : « Aujourd’hui nous avons traqué et tué des ennemis. Beaucoup d’ennemis. Et nous allons continuer. »
Une source sécuritaire a indiqué que les frappes avaient visé des cellules de l’EI dans les régions de Homs, Deir Ez-Zor et Raqqa. L’attaque qui a tué trois Américains il y a une semaine dans la région désertique de Palmyre a été menée par un membre des forces de sécurité syriennes qu’elles avaient prévu de limoger en raison de ses « idées islamistes extrémistes », selon les autorités. Washington l’a imputée au groupe djihadiste État islamique (EI), qui ne l’a pas revendiquée.
La Jordanie a confirmé avoir participé aux frappes, selon un communiqué de l’armée. Cette opération vise à « empêcher les organisations extrémistes d’exploiter » le sud de la Syrie pour lancer des attaques « menaçant la sécurité de ses voisins et de la région », a expliqué l’armée jordanienne.
C’est la première fois qu’un tel événement est rapporté en Syrie depuis la prise du pouvoir il y a un an par Ahmed Al Charaa, qui a rompu avec son passé djihadiste et s’est rapproché des États-Unis. L’EI avait contrôlé la région de Palmyre avant d’être défait en Syrie par une coalition internationale en 2019.
AFP







